‹ Occupation et libération du territoire, 1871-1875. CorrespondancesChapitre 6 sur 103 · Voir CCI · texte numérisé non relu

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voqiier, dans le but de ne pas faire supporter le logement militaire à nos populations de l'Est.

J'aurai soin d'ailleurs que cette réserve soit formulée en des termes qui ne puissent exciter aucune espèce de susceptibilité; je connais trop, maintenant, le caractère des hommes avec lesquels j'ai à traiter, pour risquer un mot imprudent. Je pense que, sauf un ou deux points peu importants dans les Vosges (points destinés du reste à une faible occupation), tous les baraquements seront prêts en temps utile. Mais j'ai dû me fâcher souvent, menacer de rigueurs, de poursuites certains entrepreneurs. Quant à l'architecte départemental des Vosges, dont je n'avais pas lieu d'être satisfait, je viens de trouver le moyen de stinuiler son activité : c'est de le menacer de lui infliger publiquement la responsabilité de retards dont il prenait trop aisément son parti, en faisant connaître, par la voie des journaux et des affiches, aux habitants des trois localités où l'état des travaux n'est pas satisfaisant, que c'est uniquement aux lenteurs de l'architecte qu'ils devraient les quelques jours de logement militaire dont ils seraient menacés. Ce moyen réussira, je l'espère, et les allures se sont déjà modifiées depuis que je l'ai employé.

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M. THIERS A M. LE COMTE DE SAINT-VALLIER

DEPECHE TELEGRAPHIQUE

Trouville, le 19 septembre 1872.

J'ai reçu votre longue et intéressante lettre i, et je vous en remercie. J'en attends d'autres sur le même sujet et aussi satisfaisantes. J'ai reçu l'excellente lettre du général de Manteuffel^, et je vous prie de l'en remercier cordialement. Je pars tout à l'heure pour Paris, et dès demain matin je lui répondrai. Rassurez-le sur le nombre de troupes qui occuperont la Marne et la Haute-Marne. Tout sera fait uniquement au point de vue de la tranquillité intérieure, dans deux départements où se trouvent des villes très populeuses, et ordinairement très animées. Du reste nous nous entendrons sur tous ces points avec le général, et il peut compter qu'avec ses excellentes intentions et les nôtres, la fin de l'occupation ne sera pas plus troublée que le commencement.

Mes constantes et sincères amitiés.

A. Thiers.

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