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crêtes en M,M,M... et ses creux en N,N,N.., le second système ses crêtes en MMM’... et ses creux en N°'N'N’..., il est évident que les sommets les plus élevés de la surface seront en ,h,h... où les hauteurs maximum de deux crètes s’additionnent, tandis que les points les plus bas se trouveront en b,b,b... où les profondeurs maximum de deux creux s’additionnent aussi. Pour trouver l’altitude d’un point quelconque au-dessus de la surface de niveau, on fera passer par ce point, dans le plan de la propagation, le schéma
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de la première ondulation conforme à celui de la figure 20, puis par le même point, dans le plan de la propagation, le schéma de la seconde ondulation et on donnera à ce point une cote égale à la somme algébrique des cotes de l’une et de l’autre ondulation. Entre les cotes on fera passer des courbes d’égal niveau, de sorte que la surface d’interférence sera figurée par un relief analogue à celui d’une carte topographique.
Cependant il ne faut pas oublier qu'un pareil dessin ne montre la surface d'interférence qu'à un instant déterminé et au sein d’un fluide idéal duquel un fluide matériel, tel que l’eau, différera toujours.
Les frères Weber ont encore constaté que, pendant l’interférence, les particules liquides se meuvent respectivement suivant des trajectoires non pas elliptiques, mais rectilignes et leur mouvement dans le sens vertical est renforcé aux dépens de leur mouvement horizontal.
Les interférences ont pour résultat, ainsi qu’on devait s’y attendre par suite des chocs qui se produisent au sein d’un fluide matériel comme l’eau, de diminuer la vitesse de l'une et de l’autre des deux ondulations qui se rencontrent.
Le mode de réflexion d'une ondulation contre un obstacle rectiligne qu'elle vient frapper dans une direction perpendiculaire est théoriquement le résultat de l’interférence de cette première ondulation avec une seconde, de dimensions égales, mais se propageant dans une direction diamétralement opposée. C’est donc une ondulation de hauteur double où la vitesse de propagation est annulée. Le phénomène a été vérifié expérimentalement par les frères Weber. On lobserve dans la nature. Une vague de tempête qui frappe un mur de quai, est réfléchie, interfère avec la vague suivante qui n'a pas encore heurté l'obstacle et il se produit une haute colonne écumante d’eau qui s'élève verticalement en avant de l'obstacle.
La figure 24 représente, d’après une photographie instantanée, le résultat de l’interférence de deux vagues à Arromanches (Calvados). Une première vague est arrivée sur le mur du quai; elle a été réfléchie, est revenue sur elle-même et a rencontré la vague qui la suivait et n'avait pas encore touché le mur. L’interférence s’est produite et sous son effet, augmenté par la vitesse dont les deux vagues étaient respectivement douées, l’eau s’est élevée verticalement à une hauteur considérable. La vague venant du large et non encore aflaiblie