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gueur et de hauteur (fig. 22) donnera lieu, comme résultat d’interférence, à la courbe pleine avant des hauteurs et des longueurs différentes de celles de lune et de l’autre composante. On remar-
quera que la courbe pleine n’a pas tous ses pleins et ses creux identiques ; elle offre néanmoins une certaine régularité qui donne naissance à des séries d’ondulations lentement décroissantes, jusqu'à une ondulation qui s'élève brusquement, l'emporte de beaucoup en hauteur sur les précédentes et se retrouve avec le même caractère à la fin de chaque série.
Dans un fluide possédant une masse, une viscosité et d’autres propriétés tenant à sa nature matérielle, les phénomènes d’interférence sont théoriquement les mêmes quoique, pratiquement, ils diffèrent plus ou moins de ceux qui viennent d’être exposés. Ils ont été étudiés expérimentalement par les frères Weber.
Ils ont employé dans ce but leur auge où ils versaient sous des
épaisseurs variées, tantôt de l’eau et tantôt du mercure. Ils soulevaient alors, dans un tube, à chacune des extrémités, une colonne de liquide qu'ils laissaient retomber brusquement et simultanément de facon à provoquer la formation de deux ondulations égales ou inégales, de dimensions convenables, marchant à la remonte l’une de l’autre et dont ils obtenaient le profil sur une lame d'ardoise saupoudrée de. farine et plongée dans le liquide parallèlement aux parois de l’auge. En outre, ils observaient et mesuraient au microscope, d’après leur méthode, le mouvement de parcelles d'ambre flottant dans l’eau dont elles possèdent à peu près la densité. “Ils se sont servis aussi de mercure contenu dans des vases de verre de formes diverses et y produisaient des ondulations en y laissant tomber en deux points des gouttelettes de mercure. Ils dessinaient alors l'aspect obtenu.
Ces expériences seraient intéressantes à reprendre d’une manière plus précise à l’aide de photographies instantanées.
Les frères Weber ont reconnu que les phénomènes d’interférence
quoique plus ou moins modifiés, étaient essentiellement tels que l'indique la théorie.
La propagation, dans une eau de surface infinie, a lieu circulairement et en ondes excentriques autour du point ébranlé.
Dans l’eau, l’interférence de deux ondulations de hauteur respectivement égales à 1 produit une ondulation de hauteur égale à 1,79 et non 2 ainsi que le voudrait la théorie. Cette différence provient principalement du poids même de l’eau qui, amoncelée en un volume plus considérable, pèse sur la crête de la vague et diminue sa hauteur.
La vague d’interférence, elle aussi, présente théoriquement un creux double de celui des deux vagues composantes égales qui ont servi à la former.
Il serait facile de construire à un moment déterminé (fig. 23) La surface d'interférence d’un double système d’ondulations se coupant sous un angle quelconque. Le premier système possédant alors ses
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