‹ OceanographieChapitre 40 sur 63 · EL LEUR RES · texte numérisé non relu

EL LEUR RES

ROUTE SUIVIE | DISTANCE MOMENT DE L'ARRIVÉE DURÉE NIESSE du trajet |de la vague à par à Iquique, de la accompli en la première vague, en milles, première vague. 1 ou Rats h m CARD EE a nl tite e detondss 630 10 mai Oh. 28 m. mat. 4 0 150 CODIRNONe eme hmebasctus ses 430 9 — 11h. 3 m.soir 2 30 172 CACHE SENTE 1007,5 [10 — 12h.11 m,. mat. 3 45 272 HG RTE SI à 1] PARA PPEECEE 5526 10 — 10h. 24m. mat. 14 0 396 tp IQine AMENER 5710 10 — 11h. 11 m. mat. 14 45 387 AMAR ee lisleimeiete a a cas ta È 5739 10 — 11h. 16m. mat. 14 50 388 Nebnmtont: Sea. Ce MURS 5660 10 -— 2h. 40 m. soir. 18 15 310 PRULARO eee coment 5631 10 — 21h.48 m. soir. 18 23 306,6 Kamaishi (Japon)............... 8835 10 — Gh,30 m. soir. 2200 402 Hakodate (Japon)............... 8760 10 — 9h, 25 m. soir. 200) 381

L’ondulation du tremblement de terre de Simoda (Japon), le 23 décembre 1854, a mis 12 heures 5 minutes à parvenir à San- Franscisco et à San-Diego, en Californie, ce qui représente une

| vitesse de 660 kilomètres à l'heure; elle avait une hauteur de 50 cm, 4 une longueur de 390 kilom, ou 210 milles, et se présentait sous L rm ) 1 à un intervalle de 35 minutes.

forme de deux vagues se suivant à un intervalle de 35 t

Cette vitesse est la mème que celle de la marée qui, le 15 août 1868, à mis 16 heures à passer d’Arica aux îles Samoa, tandis que londe séismique a mis 16 heures 2 minutes et 13 heures entre Arica et Honolulu au lieu de 12 heures 37 minutes,

La connaissance de la vitesse a donc permis d'évaluer la profon-

68 ONDULATIONS SÉISMIQUES.

deur moyenne de la mer entre Simoda et San-Francisco à 4000 m ; celle entre le Pérou et la Nouvelle-Zélande à 2690 m, selon Hochstetter et 2 545 m suivant Geinitz. Les différences proviennent d’abord du choix du moment exact de la secousse originelle et ensuite de ce que la formule suppose une mer de profondeur uniforme, non coupée d'îles, ce qui n'existe pas en réalité.

-L’onde du Krakatau (26 août 1882) s’est inscrite au marégraphe de Panama, le 27 août, en une vague haute de 30 à 40 cm; à l’île Géorgie, le 27 août vers 2 heures, et à Rochefort, le 98 août par une vague de 30 cm de hauteur. L’amplitude de l’ondulation, c’est-à-dire la hauteur de la vague, diminue à mesure qu’augmente l’espace à travers lequel elle se propage.

La longueur de l’ondulation ou de la vague demeure constante et est fonction du temps nécessaire pour la produire. Elle est souvent considérable : celle de Simoda (décembre 1854) avait, comme nous l'avons vu, 210 milles de crête en crête, celle d’Arica 100 à 140, celle d’Iquique 130 milles. Elles ne se propagent qu'approximativement en ondes concentriques à cause de la variation de vitesse due aux variations de la profondeur.

Les ondulations séismiques proviennent des secousses de volcans subaériens ou sous-marins. La preuve en est fournie par leur mode de propagation conforme aux expériences des frères Weber, par les phénomènes de caractère volcanique qui les accompagnent, tels que dégagements de gaz, élévation de température de l’eau et très fréquemment changement de couleur de cette eau; enfin, par les phénomènes de bruit. On remarque, en outre, des perturbations magnétiques aussi bien dans des tremblements de mer calmes que lorsque les flots sont violemment agités.

Les tremblements de mer et les éruptions sous-marines ont lieu à toutes les profondeurs, aussi bien le long des crêtes que dans les vallées et les dépressions du bassin océanique.

La distribution géographique des localités où ces commotions ont élé éprouvées montre qu'il existe des régions de secousses habituelles comme par exemple les Açores, Saint-Paul, Lisbonne, les Antilles dans lPAtlantique, les parages de Zante et de Malte dans la Méditerranée et des espaces complètement indemnes. A l’exception de ces derniers, les ondulations séismiques se font sentir sur l’océan tout entier. |

Quand un marin éprouvera en mer une secousse, il devra noter le moment exact, la position du navire et la direction suivie par lui, la direction et les divers éléments de la vague, les phénomènes secondaires de bruit, de température, de couleur et d’agitation de l’eau, et, s’il est possible, il donnera un coup de sonde pour connaître la profondeur. Un observateur à terre, dont les observations seront particulièrement intéressantes si elles sont faites dans une ile, notera la localité, le moment exact de la première secousse de la croûte terrestre et celui de l’arrivée de la première vague, la direction de la secousse, le mode du mouvement, s’il a commencé par une montée ou un recul de la mer, les vagues secondaires, leur nombre, l'intervalle de temps compris entre elles, enfin leur hauteur

au-dessus du niveau moyen de la mer.

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