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A bord de la Novara*, le bâtiment ayant sa quille perpendiculaire à la vague (fig. 4), on mesurait la distance MN —}, l'angle
1 Wilkes. United States exploring Expedition, t. T, p. 135. # Novara expedition ; Erzühtender Theil, 1, p. 114,
maximum AMB' — « d’inclinaison du navire dans son mouvement de descente et on prenait pour hauteur de la vague la valeur :
L'évaluation est alors évidemment exagérée, car ‘on obtient AB’ au lieu de AB.
Le D' G. Neumayer a essayé, sans beaucoup de succès, de mesurer la hauteur des lames à l’aide d’un baromètre anéroïde très sensible et muni d’un micromètre.
Enfin, si les vagues sont petites, on lit la hauteur à laquelle elles s'élèvent sur une échelle graduée verticale disposée à l’extérieur du
bâtiment et qu'on examine en se penchant par un sabord.
Trace-vagues Pâris. — Letrace-vagues‘ se compose d’une perche de sapin S (fig. 5).
longue de 11,60 m, chargée en bas de 29 kilog de plomb enroulé pour présenter moins de surface. Quand la perche flotte debout, il en reste 2,50 m au-dessus du niveau de l’eau calme. Un flotteur V, en liège et chêne superposés de 0,30 m de diamètre, glisse librement le long de la perche passée dans un trou central. Des guides le maintiennent horizontal. Si la perche flotte en mer agitée, elle demeure immobile parce que les déplacements accidentels, en plus ou en moins, de l’eau qui monte ou descend, ne produisent pas un effet assez grand ni assez durable pour
vaincre l’inertie de la perche qui, pour conserver cette propriété, doit naturellement être d'autant plus longue que la mer à mesurer est plus grosse. Les choses étant ainsi disposées, on voit le flotteur monter
1 MM. Pâris père et fils. Note sur un trace-roulis el sur un lrace-vaques. Comptes rendus de l'Académie des sciences, t. 64, p. 731. 1867.