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MOUVEMENT ONDULATOIRE. M

ce qui est parfois intéressant, en reliant le crayon traceur à un £econd traceur muni d’un style métallique extrêmement fin, laissant sa trace sur une bande de papier au blanc de zinc ou au blanc de plomb, fixée et repérée sur le cylindre. La ligne obtenue est assez nette et assez fine pour être étudiée et mesurée sous le microscope.

Un baromètre enregistreur très sensible, à mouvement suffisamment accéléré, immergé dans des conditions convenables, inscrirait les variations de pression de la colonne d’eau au-dessus de lui et par conséquent les variations de hauteur de cette colonne, c'est-à-dire la hauteur des vagues.

Ces divers dispositifs seront décrits ultérieurement.

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Mouvement ondulatoire, oscillatoire ou vibratoire. — Au sein d’un corps homogène, quand une molécule reliée à d’autres molécules par une somme de forces attractives est, en conséquence, d’une impulsion brusque qui lui est communiquée, écartée de sa position de repos, elle se met en mouvement avec une certaine vitesse et s'éloigne des molécules voisines. Comme pendant ce temps celles-ci ne cessent pas d’exercer leur action sur la molécule en mouvement, elles en retardent de plus en plus la vitesse qui finit par devenir nulle à une certaine distance. Mais les forces attractives agissant alors avec une puissance croissante, la particule est obligée de revenir à sa position initiale. Elle s’y trouve dans les mêmes conditions qu’au départ ; elle continue donc son mouvement, quoique dans une direction opposée, avec une vitesse décroissante qui finit par s’annuler pour augmenter de nouveau en sens inverse jusqu’à ce que la particule se retrouve dans des conditions absolument identiques à celles où elle était au début du phénomène. Elle a achevé une ondulation, oscillation ou vibration et aussitôt elle en recommence une seconde pareille à la première, une troisième, une quatrième et ainsi de suite indéfiniment si l’on fait abstraction des résistances dues aux frottements.

Ce mouvement est illustré par le pendule (fig. 9). Si on communique à la bille M une vitesse V dans la direction MA, elle parvient en À avec une vitesse décroissante jusqu’à être nulle, descend de À en M avec une vitesse croissant de zéro à V, continue sa route en sens inverse de M en A’, avec une vitesse décroissant de V à zéro, redescend de A’ en M avec une vitesse croissant de zéro à V et, après avoir accompli ainsi une oscillation complète, elle se trouve dans les mêmes conditions qu'au départ. Elle continue par conséquent la série de ces oscillations absolument identiques les unes aux autres et indéfiniment si l’on pouvait supprimer le frottement du fil et la résistance de l’air.

La grandeur de l’oscillation ou onde, c’est-à-dire le chemin parcouru par la particule oscillante est amplitude ; l’état du mouvement en un point quelconque du trajet accompli par elle est la phase ; le temps nécessaire pour l’accomplissement d’une osciliation entière est sa durée ; l'intensité est la mesure de la force qui a chassé la particule de sa position d'équilibre; elle est proportionnelle à l'amplitude. Enfin la distance d’une position quelconque à la position d'équilibre est l'élongation.

Lorsque, dans une file de particules, chacune accomplit individuellement une ondulation, deux cas sont à considérer, celui de l'ondulation progressive (fortscheitende Schwingung) et celui de l’ondulation fixe (stehende Schwingung).

L’ondulation progressive ou translatoire est celle dans laquelle les particules se meuvent successivement, leur mouvement ne se propageant que dans une seule direction. Tel est le mode d’ondulation d’une corde maintenue fixe par l’une de ses extrémités et à laquelle on communique une secousse par l’autre extrémité. La houle est une ondulation progressive.

Dans l’ondulation fixe, toutes les particules manifestent en même temps une égale tendance à s’approcher et à s'éloigner alternativement de la position de repos. C’est le mode de vibration d’une corde raidie à ses deux extrémités et à laquelle on fait rendre un son ; celui de Pair dans un tuyau d'orgue, celui de l’eau dans les

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