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avec une trompe à faire le vide et l’autre porte un orifice K destiné à la rentrée de l'air. Enfin un robinet L sert à l'écoulement de l’eau filtrée.
L'appareil marche très régulièrement : un litre d’eau filtre en une journée et demie environ, plus ou moins selon l’épaisseur et la porosité du filtre; les matières solides forment à la surface du filtre un enduit circulaire, d'épaisseur uniforme et de couleur brune tirant sur le rouge lorsque le sédiment est ferrugineux ou sur le noir quand les matières organiques v prédominent.
Le filtre ayant été préalablement taré, on le sèche et on le pèse de nouveau après la filtration, ce qui donne le poids total des matières solides. On apprécie le dixième de milligramme, car le poids d’un filtre n'étant guère que de 0,75 g ne surcharge pas les balances de précision. En supposant qu'on ait opéré sur À litre d’eau, on reconnaïitra donc ainsi un dix-millionième de sédiment et même, dans le cas d'aussi faibles quantités, on sera renseigné sur leur nature par la coloration seule. Lorsque le résidu est plus abondant, on calcine le filtre et la différence avec la pesée précédente donne la quantité de matière organique. On peut même, dans certains cas, si les eaux analysées sont très chargées ou si on a filtré plusieurs litres d’une eau relativement pure, laisser digérer après calcination le filtre dans un acide et doser ensuite par les procédés ordinaires au moins le fer et la chaux. Le filtre lavé et pesé pour vérification est prêt à servir de nouveau. Pour plus de sécurité, on use légèrement la face qui à servi, car on n’a jamais constaté que le dépôt ait pénétré dans l’épaisseur de la porcelaine.
Le procédé est assez délicat pour qu’on puisse obtenir un résidu irès appréciable d’un litre d’eau préalablement filtré au papier à filtre ordinaire.