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SOLUBILITÉ DES GAZ

Bunsen l'avait pensé pour l’eau distillée, indépendante de la température, mais, pour l’eau de mer, elle varie avec ce facteur.

M. Ditimar ! a procédé comme M. Tornôe pour absorption de l'air et a commencé par agiter violemment dans un ballon de l’eau de mer au contact d'air privé d’acide carbonique. Mais ayant remarqué quelques irrégularités dans les résultats obtenus avec lappareil Jacobsen où, après l’opération, on recueilie par l’ébullition les gaz absorbés, 1l à été amené à se servir d’un autre appareil. En effet, avec le système de Jacobsen, le vide qui existe primitivement ne tarde pas à disparaître, et à la fin de l’opération, l’eau bouillant sous une pression de 1/3 ou 1/4 d’atmosphère possède une température pour laquelle lun ou l’autre des deux coefficients d'absorption de Poxygène et de l'azote est encore susceptible d’avoir une certaine valeur.

Le flacon À est rempli de l’eau (fig. 66) dont on veut extraire les gaz par l’ébullition ; 1l est fermé par un tube de Jacobsen « et communique avec un condenseur C

Fig. 566

entouré d’un réfrigérant à eau FES D. Ce condenseur est lui-même (M.

en communication avec une UN | Fr AU

: lin es 4 | trompe à mercure. Celle-ci con- || M siste en deux réservoirs cylin- 14 Î P driques en verre E et K réunis

par le tube ». Le réservoir E reçoit les gaz dégagés du ballon qui s’accumulent à la partie Fe G snpeneure et passent à travers aa | Sa À LS.

lrobmer#uans le tube collec remet QU Te teur L placé sur une petite cuve à mercure H. Le réservoir inférieur K communique à volonté soit par / avec une trompe de Bunsen pour faire le vide, soit par n avec un réservoir en cuivre M où l’on peut condenser de l’air et donner une pression mesurée au manomètre P.

Les nombreuses analyses que M. Dittmar a faites par ce procédé, Pont amené aux conclusions suivantes :

Le volume d’air dissous dans 1 litre d’eau de mer à la tempéra-

! Dittmar, Loc. cit., p. 460. à

ture é est une quantité À fonction de { et de la pression de l’atmosphère; ce volume } d'air dissous pris comme unité contenant ñ, emch d'oxygène et», cmch d'azote ; n, et m ne dépendent que de # et changent très lentement avec celle ci.

Pour l’eau distillée, les formules empiriques concordant le mieux avec l'expérience sont :

PE oo

et 100 X n, — 34,693 — 0,04545 é£,

ce qui donne pour coefficient d'absorption de l’oxygène £,,

pos (37,9 + 6) 0,209

ou

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