‹ Océanographie (statique)Chapitre 13 sur 206 · ENS · texte numérisé non relu

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alors de 4 mètres à 4.60" au-dessus de sa valeur moyenne. Par le plus violent ouragan de ce siècle, les 3 et 4 février 1895, il atteignit 5,5" à 6 mètres. Les côtes de la Hollande septentrionale et celles de la Frise orientale sont les plus exposées aux invasions de la mer. Le grand cyclone du 29 octobre au 1er novembre 1876, dans l'angle nord-est du golfe du Bengale, fit monter le niveau de 3 mètres aux endroits du rivage où la mer ne trouvait pas de résistance, et de 6 à 12 mètres où elle rencontrait des obstacles. Pendant l'ouragan du 40 octobre 1831, aux Antilles, le niveau s’éleva de 4 mètres à Saint- Vincent et, le 10 octobre 1790, de 8 mètres à la Martinique.

Les nivellements terrestres manifestent d’assez grandes différences entre le niveau des océans. Humboldt, par une comparaison d’observations barométriques à Cumana, Carthagène, Vera-Cruz, Acapulco et au Callao, admettait que le golfe du Mexique était à 3 mètres au-dessous du Pacifique. Un nivellement exécuté en 1828-29, par ordre de Bolivar, entre Panama et Chagres, portait cette différence à 1,07, tandis que le commandant Lull, après avoir achevé son nivellement de l’isthme de Nicaragua, montrait que le niveau était exactement le même des deux côtés.

En 1895, un nivellement français de l'Atlantique à la Méditerranée, le long des Pyrénées, indiquait que le premier est à 0,73 au-dessus de la seconde. Le résultat obtenu par M. Bouquet de la Grye et fondé sur des comparaisons de densités offre une remarquable concordance avec cette valeur. Enfin Bourdalouë a trouvé que le niveau à Brest est à 1,62" plus haut qu’à Marseille, et qu'entre Bayonne et Port-Bouc, la différence est de 0,85m,

Lorsque pour un motif quelconque, la masse de matière accumulée en un point de la terre augmente ou diminue, Pattraction qu'elle exerce augmente ou diminue aussi, et si le phénomène a lieu dans le voisinage de la mer, celle-ci doit forcément être attirée à une hauteur plus ou moins considérable. En se reportant aux résultats des calculs de M. Bruns cités précédemment, si à une certaine époque un continent à supporté une épaisseur de glace égale à 1 kilomètre, ce qui représente environ 300 mètres de terre ferme d’une densité de 2,5, cette glace a dû produire une déviation propre de 11 secondes. Or M. Fischer évalue à 8 mètres la dénivellation qui correspond à 1 seconde d’arc de déviation donc l'ascension du niveau de la mer,

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