‹ Océanographie (statique)Chapitre 155 sur 206 · CHE · texte numérisé non relu

CHE

on à

Cherchons maintenant à évaluer la pression en fonction de la pro-

fondeur.

Si on représente par

h la profondeur en fathoms (1 fath — 1,82876694 m),

b l'accroissement d'intensité de la pesanteur par fathom, soit la valeur constante 0,00000041698,

e la latitude,

6 une constante — 0,00259, S la densité de l’eau de mer à la profondeur à (r apportée à l’eau distillée à + 40),

> la densité moyenne de l’eau dans l'étendue de la colonne d’eau exerçant sa pression,

a, une constante — 0,1769851,

7 et =’ des constantes exprimant la compressibilité de l’eau de mer,

p la pression en atmosphères à la profondeur b,

nous avons S(1— cos 29) (1H 0H) dh

nr LPRE PET

intégrant, il vient

a 2 (1 —8cos2e) 1+> 0)

DE 5 à iris 3 Sp) 0

or, d’après Regnault et Buchanan,

n = 46,385 — 0,1590 T — 0,000314 T?, : pour l’eau pure = 0,006107 millionièmes, d’où

n ei

et 2 0,00008148.

JT]

M. Mohn, par des expériences directes à la mer, mesure x et p par des approximations successives et obtient ainsi la table suivante :

CE

PIÉZOMÈTRE DE BUCHANAN. 365

en atmosphères,

millionièmes.

& Q IN OO D © NW ©

SODOOOI

HmO ee © © + © à

Détermination de la compressibilité de l’eau dans le piézomètre. — En représentant par

t la température au fond de la mer.

m la lecture du piézomètre (température #) à la pression atmosphérique,

m la lecture du piézomètre (température #) au fond indiqué par la position de l’index,

me, cet x des constantes (4 = coefficient de compressibilité du

verre), C, c, «, B, p les mêmes quantités que précédemment, on a

Em) p — en Ep? — Rp 4P—=M —m c L c x c ‘h j

1, = 90,153 — 0,1590 € — 0,000314 # millionièmes. : — 0,00623600 X 10 — °.

or,

d'après des observations faites par M. Mohn directement sur le piézomètre plongé dans la mer à côté d’un thermomètre, de sorte que l'observation du piézomètre donne la pression par la formule :

et, quand la pression est connue, on obtient la profondeur en fathoms par la formule 1 F5 =p)e

a 2 (1 — Bcos2e) de «ne

lb =

On remarque combien ces calculs sont longs et laborieux ; la plupart des constantes ne s'appliquent qu’à un seul instrument et il est nécessaire de les calculer de nouveau pour un autre piézomètre ; de plus, l'instrument semble être difficile à construire, car, sur trois essayés par M. Mohn, un seul fonctionnait convenablement. Le piézomètre pourra rendre des services pour contrôler des sondages exécutés avec une ligne de chanvre qui présente toujours, sous lin-

fluence des courants, une courbure notable, ce qui est une cause

d'incertitude sur la profondeur atteinte, mais on ne saurait faire le même reproche aux sondages exécutés avec un fil d’acier, les seuls en usage aujourd’hui pour des profondeurs considérables.

Surface limite, surface de densité’. — Supposons un océan constitué par une multitude de tubes rigides verticaux s’étendant depuis la surface jusqu’au fond ; si l’eau est à la même densité dans tout cet océan, la hauteur sera la même dans tous les tubes, mais si la densité est différente, ce qui en réalité existe toujours, la hauteur dans chaque tube sera inversement proportionnelle à la densité moyenne de la colonne d’eau s'étendant depuis le fond jusqu’à la surface.

L'eau de mer est plus légère le long des côtes, plus lourde au large ; il en résulte que le niveau sera plus élevé dans le voismage de la terre, de sorte que (fig. 88) si NN N est une surface de niveau, la surface de l’eau dans l’ensemble des tubes coïncidera avec 000 et, comme la pression au point le plus profond doit être la même dans tous les tubes, les hauteurs OB et O B’ seront dans le même rapporté que celui de la densité en O B’, à la densité en OB.

0 00 est une surface d’égale pression ; au point le plus profond B,

! H. Mohn, The North Ocean, its depths, temperature and circulation. Thé Norweg. North. Atlant, Exped. 1876-78, XVIII, p. 155:

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