SURFACE LIMITE
la surface B'B B' coïncidera avec la surface de niveau, tandis qu’à une profondeur intermédiaire, une surface d’égale pression aura une
courbure intermédiaire entre celle de la surface 000 et la surface de niveau. Toutes les surfaces d’égale pression seront creusées au centre et se relèveront sur les bords.
Supposons que toutes les parois des tubes se transforment en eau ayant même densité que celle de la couche la plus voisine, la surface 000 ne pourra plus demeurer fixe, mais, par suite de la pente, les molécules d’eau étant mobiles, glisseront vers le centre du bassin sur toutes les couches d'égale pression, ce qui donnera lieu à un courant qui aura pour effet de diminuer la dépression de la mer et la surface 0 0 0 sera remplacée par la surface concave T TT.
Mais alors la pression dans la profondeur sera modifiée. La pression qui était précédemment constante sur la surface de niveau B'BB, ne le sera plus maintenant; elle aura augmenté en B puisque la masse d'eau sus-jacente aura elle-même augmenté et elle diminuera en B’ puisque la colonne d’eau qui surmonte ce point aura ellemême diminué. Il se produira donc un maximum de pression eñ B et un minimum en B'; la disposition de la pression sera inverse de ce qu'elle est à la surface de l'eau, la surface d'égale pression sera convexe au lieu d’être concave. Entre les deux, on devra trouver une surface de transition N'N° qui sera de niveau et à laquelle on donne le nom de surface limite.
Le gradient, ou la différence de pression, augmente depuis la surface de niveau N'N' jusqu’à la surface extérieure dans la direction du ceñtre ; il augmente depuis N'N’° jusqu'au fond, quoique dans une direction excentrique, c'est-à-dire du centre vers les bords.
Un courant se manifestera donc (fig. 89) dans le sens des flèches. Il sera cependant modifié par la déflexion causée par la rotation de la terre, la force centrifuge, l'inertie et Le frottement. Comme le mouvement est uniforme, on peut négliger l’inertie; la déflexion causée
par le mouvement de la terre et la force centrifuge agissent dans le même sens dans les couches supérieures, mais elles sont opposées dans les couches inférieures. Enfin le frottement, qui est faible au sein de l’eau, devient plus important le long des côtes et au fond. II en résulte qu’à la surface et dans les couches supérieures à la surface limite, le mouvement est cyclonique en spirale et transporte l'eau avec une vitesse tangentielle relativement assez grande et une vitesse centripète relativement taible. La vitesse horizontale est nulle à la surface limite, au point central de pression minimum et au bord ; elle sera maximum à la surface et diminuera avec la profondeur pour devenir nulle à la surface limite. Pour une même surface de niveau, il existe un maximum de vitesse quelque part entre le minimum de pression du centre et Le bord. Le maximum absolu se trouvera donc à la surface, entre le milieu et le bord, plus près de ce dernier.
Dans les couches inférieures à la surface limite, le mouvement est anticyclonique en spirale et l’eau est entrainée du centre vers les bords ; comme le gradient est moins rapide, que la force centrifuge agit en opposition avec la force résultant du mouvement terrestre, que le frottement est plus grand, le mouvement horizontal est plus lent. La vitesse est nulle à la surface limite, au maximum de pression central et au fond. Sur une même surface de niveau, elle est plus grande quelque part entre le centre et le bord; son maximum absolu se trouve entre le centre et Le bord et à une certaine profon-
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