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INDICE DE RÉFRACTION

gard‘, de PU.-S. Côast Survey, a eu l’idée d'établir empiriquement la relation entre l'indice de réfraction et la densité d’une eau de mer et, pratiquement, de remplacer la mesure de cette densité avec un aréomètre, opération un peu délicate avec gros temps, par la mesure de l'indice de réfraction au moyen d’un appareil, le densimètre optique, sur lequel le mouvement du navire est sans influence. L'appareil (fig. 90) n’est que la simplification de l'instrument des laboratoires, le goniomètre pour la mesure des indices de réfraction. La lampe à alcool salé L envoie un faisceau de rayons de lumière monochromatique jaune dans une lunette collimatrice B qui les rend parallèles. Ils traversent le flacon prismatique CG, rempli

Fig. 90,

d’eau de mer dont on a pris la température avec le thermomètre’a, subissent une réfraction et parviennent dans la seconde lunette D à travers laquelle regarde l’observateur. Le prisme demeure fixé d’une manière immuable. Pour amener le rayon lumineux au réticule de la lunette, on déplace celle-ci dans le plan horizontal d’un angle indiqué par le tambour divisé M. On connaît l’angle du prisme A, on

1 Charles D. Sigsbee, Deep-sea sounding and dredging, U. S. Coast and Geodetie Survey, p. 404, 4880.

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mesure l'angle de déviation minima à, on peut donc calculer lindice x ; une table de comparaison indique la densité correspondant x l'indice et même, pour éviter tout calcul, la graduation du tambour donne immédiatement l'indice et la densité.

L'appareil est solidement fixé, de sorte que le mouvement du navire est absolument sans influence sur l'opération.

M. Hilgard affirme obtenir avec son densimètre optique la densité d’une eau de mer avec une approximation de 0,00006 environ. Les limites du mouvement que le tambour M peut communiquer à la lunette D permettent de prendre l'indice de l’eau distillée. De temps en temps on mesure cet indice qui est connu, et on se sert du résul tat pour régler l'appareil.

Colorations dues aux corps étrangers. — Lorsqu'une eau est mélangée de matières étrangères minérales ou organisées, sa coloration est modifiée.

Une matière minérale colorée communique évidemment sa nuance au liquide au sein duquel elle se trouve en suspension. Dans la baie de Loango’ les eaux sont fortement rougeâtres, comme si elles étaient mêlées avec du sang, et l’on s’est assuré que cette teinte dépend de la nature du fond qui est vaseux et rougeâtre lui-même. La mer est rouge à l'embouchure de l’Amazone et jaune à l’embouchure du Hoang-Ho à cause de la couleur particulière des sédiments apportés par ces fleuves. Le commandant Cialdi attribue d’une facon générale la couleur verte de l'Océan aux vases remuées par les vagues. Il a fourni un grand nombre d’observations à l’appui de sa théorie qui se rattache ainsi au problème de la profondeur à laquelle se fait sentir Pagitation de la surface. Cette profondeur est fonction de la nature géologique du fond, de la violence et de la durée du mouvement. La véritable solution consisterait à faire des filtrations dans des conditions déterminées et dans une même localité en notant, avec la coloration, la proportion des matériaux solides.

Les substances minérales en suspension sont rouges, jaunes, verdâtres ou blanches; dans ces trois derniers cas elles offriront une gamme de tons verts, car le blanc lui-même, étant vu par transpa-

1 Arago, Œuvres complètes, IX, 422.

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