‹ Océanographie (statique)Chapitre 169 sur 206 · DONNE · texte numérisé non relu

DONNE

50 ” 50 » HDriryy. retc.:;

on les enterme dans des tubes de verre blanc de 8 mm de diamètre intérieur et soudés à la lampe.

‘ Siegmund Günther, Lehrbuch der Geophysik und physikalischen Geographic, 1. M,

Comme la solution jaune est plus fortement colorée que la bleue, afin d’avoir des teintes à peu près équidistantes, on compose la gamme avec les numéros 0, 2, 5, 9, 14 correspondant aux nuances de l’océan Atlantique, de la Méditerranée, du lac Léman et des lacs bleus, 20, 27, 35, 44, 54 et 65, nuances des lacs verts du nord de la Suisse. Cependant, rien n'empêche, si on le désire, d'augmenter le nombre des tubes et même, on pourrait aussi, en cas de besoin, prendre des solutions limites plus concentrées, au 1/100 par exemple. Pour des eaux très sombres, on interpose un verre enfumé de lorgnon, simple ou double.

Lorsqu'on veut se servir de l’échelle, on regarde l'eau verticalement en se plaçant dans l’ombre, la tête couverte d’une étoffe noire ou simplement avec un parapluie noir. À bord d’un navire, on cherche vers l’avant l’endroit où la vague de refoulement non encore brisée s'incline contre le flanc noir du bâtiment ; on évite ainsi les effets de réflexion de la lumière du ciel et l’on apercoït la véritable teinte de l’eau à laquelle on donne le numéro du tube contenant la nuance correspondante.

Une façon commode d'opérer consiste à descendre un disque de 30 cm de diamètre blanchi à la céruse et à le remonter lentement ; il arrive un moment où l'éclairage des tubes de la gamme et du disque est le même et permet une comparaison très exacte. On note alors en même temps le numéro du tube et la profondeur du disque.

Déformation des images; gloire ; illusion de grossissement d’un objet immergé. — M. F.-A. Forel a étudié divers autres phénomènes optiques observés par lui sur le lac de Genève. M. Ricco avait reconnu que l’image du Soleil éprouve une déformation par sa réflexion sur le miroir sphéroïdal formé par la surface de la mer. M. Forel' a montré qu'il en était de même à la surface du Léman, car les objets fortement éclairés et par temps calme donnent lieu à une image très déprimée située au-dessous de l’image réelle non altérée. On a ainsi une démonstration de la sphéricité de la surface des eaux et on peut en tirer les éléments d’un calcul donnant la mesure du rayon terrestre.

1 F.-A. Forel, [mages réfléchies sur la nappe sphéroïdale des eaux du lac Léman, Comptes rendus, Acad: des sciences, octobre 4888;

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