CHAPITRE PREMIER
APPARHILS DE PÉCHE.
Dragues. — Les dragues (Dredge, Schleppsack) (fig. 92), sont des filets à mailles très serrées, maintenus dans un cadre en fer dont ouverture est munie de deux lames de fer servant de couteaux, pour racler le fond. Ces lames qui, au début, étaient inclinées sous un angle de 10°, avaient le désavantage, sur les fonds vaseux, de recueillir trop de boue de sorte que l'appareil, immédiatement rempli, ne récoltait que peu d’animaux. Aujourd’hui, les lames sont horizontales et même on soulève encore tout le système en attachant extérieurement à l’entrée, un morceau de câble assez gros. Pour mieux protéger les organismes délicats et empêcher la drague d’être déchirée par les rochers, le filet est enveloppé dans un sac de forte toile à voile ou de cuir. Par derrière, on adapte une barre de fer portant des poids en plomb et quelques fauberts où s’enchevêtrent diverses espèces d'animaux marins. Les dragues possèdent des dimensions variables; celles du Blake ont une longueur de 1,20 m et une ouverture de 90 cm sur 11 cm. Dans les dragages peu pro-
fonds, on se dispense du cadre et du sac de toile à voile, mais on prend alors pour la drague elle-même un tissu plus fort, quelquefois en fibre de coco qui rend de bons services.
Pour le halage, le Challenger employait des câbles en chanvre d'Italie, avantageusement remplacés maintenant par des cêkles à six fils d'acier galvanisé, entourant une âme en chanvre. La circonférence de ceux adoptés par le U. S. Coast and Geodetic Survey est de 2,86 cm, ils pèsent une livre par brasse, soit 247 g par mètre, et leur charge de rupture dépasse 3630 kilog. A bord de la Medusa, pour les petites profondeurs, M. Murray se sert d’un câble entièrement en fils de bronze phosphoreux. Le Talisman faisait usage d’un câble composé de 42 fils d'acier, réunis en 6 torons de 7 fils chacun, tordus autour d’une âme en chanvre ; il avait 1 cm de diamètre, pesait 344 g le mètre et pouvait supporter sans se rompre une traction de près de 4500 kilog.
On soutient ces câbles par l’accumulateur à disques de caoutchouc ou le dynanomètre à ressorts emboîtés du prince de Monaco.
L’accumulateur ne sert véritablement que lorsqu'on remonte la drague, car pendant le traînage, le meilleur appareil est encore la courbe que fait sous l’eau Le câble : selon sa forme plus ou moins aplatie, on règle l'allure du navire. Les fils d'acier constituent, en outre, un excellent téléphone et il suffit de les toucher de la main pour être renseigné sur la nature graveleuse, sableuse, vaseuse ou rocheuse du fond et modifier l'effort de traction en conséquence. |
On immerge ou on relève la drague à raison de 200 m en 2,5 à 3 minutes et on la traine pendant 20 minutes avec une vitesse de 1,5 à 3 milles à l’heure, selon La nature du sol sous-marin.
Chalut. — Le chalut (Zrawl, Schleppnetz), diffère peu de celui dont se servent ordinairement les pêcheurs. C’est un filet (fig. 93)
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