SONDEUR DU PRINCE DE MONACO
câble. Deux petites encoches, disposées près de l’anneau de suspension, sont destinées à supporter le fil qui soutient le lest en fonte. A la partie inférieure, le tube reçoit une pièce en bronze de même diamètre extérieur et évidée suivant deux troncs de cône opposés par
leurs petites bases. Au milieu de cette pièce qui fait office de robinet, se trouve placé horizontalement un véritable boisseau en acier terminé d’un côté par une clé plate et, de l’autre côté, par un petit téton carré sur lequel est vissée une rondelle en goutte de suif. Cette rondelle (à gauche) et la clé (à droite) sont disposées dans des échancrures ménagées dans le robinet, de façon à laisser échapper les contrepoids formant lest.
Lorsque l’on commence une opération de sondage, l'appareil est préparé soigneusement, l’intérieur du tube nettoyé, le robinet graissé; la clé est placée transversalement pour faire correspondre exactement l'orifice du boisseau avec le canal intérieur du robinet ; un courant ascensionnel s’établit donc, à la descente, par le robinet, dans l’intérieur du tube. Pour éviter que le robinet puisse se fermer de luimême, la clé est maintenue horizontale pendant sa descente au moyen d’un petit fil très léger fixé à un petit bouton et relié au fil de suspension du lest. Lorsque le tube touche le fond, la tige intérieure supportant le lést continue à descendre et la tête en bronze,
en forme d’étrave, qui est à la partie supérieure du tube, vient rencontrer le fil de suspension du lest et le fait échapper de ses encoches. Les contrepoids tombent alors, glissant le long du tube et, en passant, ferment le robinet inférieur dont ils amènent la clé dans la position verticale. Le petit fil qui maintenait la clé horizontale est cassé et le cylindre, rempli de vase, est remonté à la surface.
Sondeur Belknap-Sigsbee. — L'appareil Brooke a été perfectionné, en 1857, par le commandant Berryman, du Cyclops, qui soutint le poids avec du fil de fer au lieu de corde, remplaça le boulet sphérique par un cylindre de plomb offrant une résistance moindre et descendant avec plus de facilité et de rapidité et adapta, à la cavité inférieure de la tige, une soupape s’ouvrant à l’intérieur pour empêcher le contenu d’être entraîné par l’eau.
L'appareil a reçu ses derniers perfectionnements de MM. Belknap et Sigsbee, de la marine américaine.
Un cylindre (fig. 14), composé de deux parties À et B se vissant Vune à l’autre, se prolonge en une tige H dont l’extrémité supé-
rieure €, traversant un cône percé de trous, porte le système de décrochage, c’est-à-dire le crochet mobile M maintenu par le ressort N, la pièce à crochet également mobile L et l'anneau K où s'attache la ligne. Un boulet percé, Q, est suspendu au crochet M par une
élingue en fil de fer R. Lorsque le sondeur descend, l’eau passe par les ouvertures E,J du cylindre et par celles du cône. Au moment où le sondeur touche le fond, la pièce F est repoussée en dedans, le cylindre se remplit de vase, le crochet L se soulève, M, pressé par le ressort N, s'incline et l’élingue se décapèle; le boulet tombe. On relève ; la pièce F, sous l’action du ressort H, retombe et ferme ouverture inférieure tandis que le cône, retombant aussi, ferme les ouvertures J. Pour recueillir l'échantillon, 1l suffit de dévisser la portion inférieure B du cylindre. |