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BOUTEILLE DU « TRAVAILLEUR

40 Un petit canal b complétant le robinet et formant la continuation du canal de la clef B, lorsque le robinet est ouvert, c’est-à-dire lorsque le levier C est horizontal.

d est une crépine destinée à prévenir l’engorgement du robinet dans le cas où l’appareil reposerait sur le fond

La clef B est munie en e d’une cavité pratiquée dans Le métal et formant une gorge dont les bords viennent se raccorder avec le corps de la clef par une légère courbure. Sans entrer dans les détails de construction, on peut dire que la cavité e est disposée de telle sorte que, dans le mouvement du robinet, elle se présente devant la tige t de la soupape s dès que la fermeture du robinet est déterminée par le levier C.

T,T, corps de la bouteille formé par un tube épais fermé à ses deux extrémités par les plaques métalliques DD. Chacune de ces plaques porte une soupape s et est percée en sa partie centrale d’un conduit pour la tige £ et de petits canaux ff que la soupape s, dans son mouvement, obture ou laisse ouverts. |

Cette soupape s comprend :

19 Un petit dôme k servant de guide à la tige {. Ce dôme est fixé sur la plaque D;

20 Tige t;

30 Une rondelle de caoutchouc vulcanisé souple appliquée avec une rondelle métallique faisant corps avec la tige {. Cette rondelle de caoutchouc, lorsqu'elle est appliquée fortement sur la plaque D, produit l’obturation des canaux ff;

4° Enfin, un ressort à boudin r est d’une part fixé à la tige £ et d'autre part s’appuie sur la plaque D. On voit donc que l'effort du ressort r ferme la soupape s lorsque la tige £ est libre, ce qui a lieu quand, le robinet étant fermé, la cavité e est vis-à-vis de la tige t; quand au contraire le robinet est ouvert, la tige £ n'étant plus en regard de la cavité e, est repoussée par la clef du robinet et la soupape est ouverte malgré l’antagonisme du ressort r.

M. A. Milne-Edwards s’est servi de six de ces bouteilles et n’a eu qu'à se féliciter de leur usage.

Bouteille d'Ekmann. — Cet appareil permet de recueillir jusqu’à 200 mètres de profondeur des échantillons d’eau non seulement

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pour en doser la teneur en sel ou les gaz dissous, mais pour en prendre la température et la densité.

Il se compose (fig. 56) d’un cylindre de laiton c ouvert à ses deux extrémités et muni d’un rebord à

glisser le long de trois tiges métalliques dd servant de guides et réunies à leur base autour d’un disque circulaire creusé d’un canal rempli de graisse ou de gutta-percha et dans lequel le cylindre vient tomber. Ce fond est muni d’un robinet et, s’élevant verticalement en son milieu, une forte tige porte un disque de métal entouré d’un rebord de guttapercha pour obturer l’ouverture supérieure du cylindre après sa descente. Le disque est percé d’un trou bouché par une cheville pour la rentrée de l'air au moment de la vidange. Le cylindre est maintenu relevé avec un crochet 4, mais en atteignant l’eau, la pression le soulève, le détache tout en retenant le cylindre. Dès qu’on cesse de filer ou que l’appareil touche le fond, le cylindre tombe, enferme un certain volume d’eau et est alors conservé dans sa position par le crochet b. Les branches en fer ff protègent l’instrument lorsqu'il atteint le fond et empêchent la vase de boucher le robinet; elles sont souvent remplacées par un anneau auquel on attache le plomb de sonde. L’ensemble est recouvert d’une feuille de gutta-percha épaisse de 2,5 cm et très mauvaise conductrice de la chaleur.

La bouteille d’Ekmann a été employée avec succès par Nordenskiôld et par Mohn; elle rapporte environ deux litres d’eau.

Bouteille de Buchanan. — Cet appareil (fig. 57) consiste en un solide récipient en laïton ouvert à ses deux extrémités et dont les ouvertures peuvent chacune s’ouvrir ou se fermer en même temps avec un robinet actionné par le levier AB. Quand on descend l’appareil, la plaque métallique C est redressée et Les robinets sont ouverts. Aussitôt que le mouvement de descente s’arrête, la plaque tombe, devient horizontale, elle s’appuie contre le ressort en spirale E qui la maintient dans sa position pendant un certain temps; mais en remontant la ligne, la pression augmente sur C, le ressort E est

sa partie supérieure. Ce cylindre est susceptible de

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BOUTEILLE DE SIGSBEE. 203

vaincu, la plaque retombe verticale, le levier s’abaïsse et les robinets se ferment. L'ouverture G sert à vider l’eau et lajutage F permet à l'excès d’eau contenue dans le récipient de s'échapper lorsque la pression des couches inférieures a cessé de se faire sentir.

Bouteille de Sigsbee. — Le principe de l'appareil, déjà utilisé d’ailleurs par Brooke, consiste à maintenir la fermeture d’un cylindre creux au moyen d’un moulinet à ailettes qui, inactif à la descente, ne commence à agir qu'au moment où l’on remonte.

Le cylindre À est en laiton (fig. 58) et se ferme par les deux obturateurs E et D, qui restent soulevés par la pression de l’eau pendant

la descente. Tout l’appareil est du même alliage métallique pour que sa dilatation soit identique dans ses divers parties. Les aïlettes N, N, en descendant, font tourner le pivot protégé contre le sable et la vase par diverses petites pièces accessoires, en l’appuyant contre le haut J du cadre H, et il ne se produit alors aucun effet. En remontant, les aïlettes tournent en sens inverse, les pièces R et T s’engrènent l’une dans l’autre, la pièce S descend, vient s'appuyer fortement contre le plateau obturateur supérieur et, par l’intermédiaire de la tige longitudinale, contre le plateau inférieur, de façon à maintenir solidement la fermeture.

L'appareil est fixé à la ligne de sonde par des ressorts d'acier W, Y; la largeur du cylindre est de 63 mm, sa longueur est variable, selon la quantité d’eau que l’on désire recueillir. On en a construit contenant 367 cmcb, et d’autres contenant 952 cmcb; ces derniers pèsent 3 kilog.

Bouteille de Wille. — L'appareil du capitaine GC. Wille, commandant du Vôringen, est composée de la manière suivante.

Le récipient à eau est un tube en spirale (fig. 59) maintenu ouvert aux deux extrémités pendant la descente. L’instrument étant à la profondeur voulue, il suffit de le relever quelque peu pour que deux soupapes viennent fermer les extrémités du tube et y emprisonner l’eau contenue.

La figure montre l'appareil à la descente ; la ligne de sonde est attachée en «a et le plomb en 4. Pendant la descente, la pression de l’eau soulève Les deux hélices inférieure et supérieure qui tournent librement sans donner lieu à aucune action. Arrivé à la profondeur convenable, on relève l'instrument de cinq ou six brasses : les hélices tournent en sens inverse ; l’une, la supérieure, agit alors sur la tige d de la soupape en forme de vis sur une partie de sa longueur, celle-ci retombe et bouche l’ouverture supérieure du tube. En même temps l’hélice inférieure engrène une roue dentée qui la fait agir sur la tige de la soupape qui ferme l’orifice inférieur du tube. Des ressorts à boudin ffff contribuent encore à maintenir les soupapes hermétiquement closes.

Le robinet g communiquant avec un petit tube en verre fermé à une extrémité, a pour but de vérifier si la proportion d'air contenue dans l’eau est plus considérable dans les profondeurs qu’à la surface. À la descente, le tube de verre communiquant avec le tuberéservoir en spirale se remplit d’eau qui y demeure emprisonnée à la montée. La bouteille arrivée à la surface, avant de la déboucher,

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