CONCLUSION
Crémazie ne devait pas mourir où dorment ses aïeux ; mais sa perisée est parmi nous, et c'est à elle que nous avons voulu douner, pieusement, l’immatériel ensevelissement du souve-
nir.
Avons nous su démontrer, au cours de cette étude :
lo. Que Crémazie fut un romantique, et que comme tel il a touché au lyrisme et au réalisme ;
20. En quoi sa Correspondance est intéressagte, et comme quoi il y est plus original que partout ailleurs ;
30. Que s’il a donné d'excellentes raisons pour ne pas croire à l'avenir de notre littérature, il n’est pas cependant nécessaire d’admet tre cette conclusion ;
40. Comment, s’il fut personnel dans ses Poésies, il n’y fut pas original ; et quelles sont les trois phases de sa composition ;
5o. Comme quoi enfin la forme de ses Poésies est inférieure, si l’on considère la rime, ou le rhythme ou le mat ;
Et que mêlées à toutes ces considérations, on
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rencontre toujours les deux mêmes sources d'inspiration : l'amour de la patrie et la mélancolie.
En tous cas, c'est ce que nous avons voulu
étabhr, et à défaut d’assertiment, nous avons droit à la sympathie, ce salaire de tout sincère effort.