Octave Mirbeau
Octavo Mirbcau, qui vicnl de mourir, était un écrivain de grand talent et qui avait les dons les plus rares, et qui n'avait pas u la chose du monde la mieux partagée, » le sens commun. En le disant, on n'odcnsc pas sa récente mémoire. U méprisait l'opinion commune et la traitait comme l'ennemie de son génie et de sa raison. Dans l'incorlitude.où il n'aimait point à se tenir, il prenait le contre-pied de l'opinion commune et aussitôt se croyait on possession 'ie la véril.^. 11 le croyait, et fcrnu meut, non pas eu vertu poulclre d'une philosophie, mais par la spontanéité vivo de sa nature et de son caractère, qui était singnlirremont primc-saulier. Cette méthode, si Ton peut ainsi parler, avait chez Iiii une fougue à peu près héroïque et péril-
It'USO,
Dans un petit volume intitulé Houlevard et coulisses, M. Alfred Capus a raconté comment Mirbcau, M. Grosclaudc, Paul Hcrvicu et lui fondèrent jadis les Grimaces, qui parurent, un peu de temps, chaque semaine. Journal rénctionnairo, r.t journal d'opposition; mais, à quelques années dinhirvallo, M. Capus no se rappelle pas quel était lo gouvernement ^ (jui les finmocei faisaient do l'opposition: cependant, il avait la rultriquo do la polilicpio intérieure et dci déliais parh-mt ntaircs. Il se souvient que l'opposition des Grimaces était « éucrgiquo
(1) Contes de la chaumière •Chariicnlier, 1185); Lt Calt^lre cl l.'nbhé Jules (Ollondoriï, i8«6 fl 18.HS); Sfhatlien lU>r h [IHVJ), Ift innmois brr.jnt iih'i'é,. l' >ui>pliret (IK'19;. le Jou> nul d'n-tf fr.tit.te de rh-imhre (IMO;, Les lurs d'un nturailhé,n.(Me i»'^u|),/.f* Affatrrt sont Us affaires ri903'. H), le h'ctjtr (a»cc M. T. Nalaii»->n; ;lî>oS;, Pinyo il'JH); cfl neof ncs dans (a UiblioUifquc Cbarpeollcr.
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