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Souffle de vie, à pure flamme !
Astre divin qu'on nomme l'âme, Douce image de l'Eternel !
Quitte ce corps faible et fragile Que Dieu forma d’un.peu d'argile, Que le péché rendit mortel !
lu trembles ! mais pourquoi ces craintes, Ces soupirs, ces amères plaintes,
Ce chagrin, ce cuisant regret ?
L'âme souffrant daus le silence
S’épure par la pénitence,
Comme l'or au brûlant creuset,
Je le sais, mon âme captive,
Tu fus prompte, volage,-active, Et tu te plus en tes désirs :
Tu profitas de ma faiblesse
Pour t’endormir dans la mollesse, Pour ne rêver que vains plaisirs.
Dans cette espérance paisible,
Tu te crus puissante, invincible,
Et ce fut là ton propre -écueil :
En n’écoutant que ton caprice,
Tu te fis prendre à l’artifice
De ce monde où tout n’est qu'orgueil.
A de
Mais bientôt, lasse à'espérance, Ne rêvas-tu pas par avance
La paix, la douce paix du ciel, Que possède l'âme ravie,
Dans la splendeur de l’autre vie, Loin d’un monde matériel ?
Heureuse l’âme qui se lasse
D'un bonheur qui pour elle passe,
Et ne dure qu’un seul moment !
Un prompt remords souvent fait place Au riant plaisir qui s’efface,
Comme l'éclair au firmament.
Ne vis-lu pas, dans ce heau rêve, Qu'’ici-bas une âme s'élève
En criant pitié vers son Dieu !
Et, dans ta douleur légitime,
Tu crus voir le brülant abime, Ta profonde cité de feu !
Loin de la sagesse profane,
Où la blancheur du lis se fane, Où le bien même est vanité ; Loin d’une plage froide et nue, Là-haut brille, à travers la nue, L'’éternelle félicité !
Contrite et pleurant sur toi-mèmre, Ne vis-tu pas ton mal extrême, L’énormité de ton malheur, L'heure, le besoin et l’urgence
De faire avec moi pénitence
Aux pieds d’un prêtre du Seigneur.
Rassure-toi, sois confiante :
La prière est toute-puissante..…….
À nos maux Dieu sait compatir !
Brise ta chaîne.…..,.Dieu pardonne.
Monte recevoir la couronne
Qu'il a promise au repentir.
se
Le repentir, c'est cette voie
Où le cœur s'ouvre dans la joie, A la clarté d’un jour serein ; C'est la bienfaisante rosée Descendant sur l’âme épuisée, Sous le poids d’un amer chagrin !
Que de fois à la sainte table, Tu reçus le Pain délectable, Le Pain du mystère d'amour !
Cette céleste nourriture
Te rendit, à mon âme, pure Et digne du divin séjour !
Vole vers Dieu, vole sans crainte ; Sur toi coule encor l’huile sainte, L'huile du suprème pardon.
Le Saint Chrème dans l’âme efface La dernière de toute trace
Du mal que lui fit le démon.
Qu'attends-tu ? dis-moi, qui t’arrète ?
N'es-tu pas à cette heure prète
À laisser ce lieu de tourment ?
Douce amie, âme pénitente,
Hâte-toi, le Ciel dans l’attente
Se réjouit en ce moment.
Enoute !...... Ton ange t'appelle —
‘“ Toi, ma sœur, maintenant si belle,
‘“ Viens, entre pour jamais au port.
‘“ Semblable à la feuille qui tombe,
‘ Ton corps descendra dans la tombe ; ‘“ Mais toi, tu vivras par sa mort.
‘ Détache-toi de son étreinte ;
‘ Viens goûter dans la cité sainte
‘# Un bonheur qui ne finit pas:
‘ Ce bonheur sere sans mélange ;
‘“ Ne crains rien, je suis ton bon ange ; ‘“ Au ciel je guiderai tes pas. ””