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0 divine miséricorde !
En ce jour le Seigneur t’accorde La félicité des élus !
Que ton bon ange au vol rapide, À travers les mondes te guide Dans le Sacré-Cœur de Jésus !
O mort, viens finir mes alarmes ; Viens sécher mes brûlantes larmes ; Viens mettre fin à ma Jouleur !
Le trépas, c'est la déiivrance,
C’est le terme de la souffrance, C'est le principe du bonheur,
Souffle de vie, aimable flamme,
Le ciel t'attend, il te réclame ;
Par pitié, laisse-moi mourir.
Comme l’imprudente nacelle,
Tu pourrais, dans ma chair rebelle, Sombrer et pour toujours périr.
Hâte-toi, car au ciel réside
La paix, ce seul bonheur solide, Que partout tu cherchas en vain.
Monte vers ton Père céleste ; Déjà Jésus, je te l’atteste,
Avec amour te tend la main.
Tu crains !......Ecoute, écoute encore Cette voix et douce et sonore :—
‘“ Viens, mon enfant, viens sur mon cœur ; ‘“ Quitte cette triste vallée,
‘“ Je suis la Vierge-Immaculée,
‘ Et le refuge du pécheur.”’
Hélas ! moi, ta prison mobile,
Moi, ton hôte tendre et débile, Bientôt la pâture des vers !
Quand sonnera l'heure suprème,
11 ne restera de moi-même
Qu'un rien sans nom dans l'univers !
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Mais un jour, tu viendras reprendre Ton compagnon réduit en cendre ; Et, se levant tout radieux,
Il te suivra dans la patrie,
Vivant désormais de ta vie
Dans la cité des bienheureux.
Adieu !...., Voici l'heure dernière, Qui te sépare de la terre
Pour t’unir à ton Créateur.
Un moment, un instant encore.
Tu verras la céleste aurore
Dans le sein de ton Rédempteur !
Je me meurs, ma blanche colombe, Je descends seul, seul dans la tombe, Seul dans la nuit du noir tombeau !
Vois-tu là-haut : le Ciel te donne Une lumineuse couronne
Rayÿonnant au divin Flambeau !
Adieu !......l’éternité commence Radieuse de joie immense,
De paix et d'amour pour Dieu seul, Adieu !......ma compagne fidèle, Laisse ta dépouille mortelle
Dans les replis de son linceul !
F,-E, JuxEau