EPILOGUE
Les grands mots ont effrayé Ce peuple au manteau rayé Dont Molière a défrayé La verve docile î
Mais ta Mu«e lace encor A son pied dalbàtre
Le léger brodequin dor Qui sied au théâtre.
L'Amour est votre échanson.
Il rit à votre moisson :
Qu'il nous rende la chanson Rieuse et folâtre !
Que la Comédie au moins
Ait son chant du cygne !
Ah ! sans prendre tant de soins
Pour paraître digne, Son beau rire était si prompt ' Ami, sans lui faire affront, Rien ne sied mieux à son front Qu'un rameau de vigne.
POST-SGRIPTUM
A JuJp>i de Prémnraij
Lecteur, prompt à nous consoler, Toi qui sais encore voler Comme l'abeille, au miel altique, Ton enthousiaste rumeur Encourage le doux rimeur, O voix émue et sympathique I
0 mon ami, c'est déjà vieux !
Depuis dix ans les envieux, Acharnés sur la même lime, Ensanglantent leurs yeux ardents, Et viennent se briser les dents Contre l'acier pur de ma rime.
52 POST-SCRIPTIM.
0 Poésie! ange fatal!
Des fous marchent d'un pied brutal A travers tes Édens splendides, Comme, aux approches de la nuit, Par les déserts de fleurs s'enfuit Le troupeau des buffles stupides.
Mais croissez, pervenches et thym!
Comme ces lueurs du matin Qu'enveloppent en vain des voiles, 0 symboles de mes amours !
C'est vous seuls qui vivrez toujours, Printemps, lauriers, chansons, étoiles
Paris, en M;ii.
sous PRESSE Pour paraUre en novembre prochain :