‹ OdelettesChapitre 11 sur 12 · A ROGER DE BEAUVOIR · texte numérisé non relu

A ROGER DE BEAUVOIR

Tant qu'au dôme où scintillenl

Les firmaments, Parmi les saphirs brillent

Des diamants,

Tant qu'au bois, où m'accueille

Un vert sentier, Naîtront le chèvrefeuille

Et l'églantier,

Tant que sous les dentelles

Daignent encor Nous sourire les belles

Aux cheveux d'or,

Tant que le vin de France

Et les raisins Porteront l'espérance

A nos voisins ,

Gardons la jeune Grâce Pour échanson,

El chantons, comme Horace, Notre chanson !

Et vous que j'accompagne Jusqu'au mourir,

Versez-nous le Champagne Laissons courir

Avec l'or et la lie De sa liqueur,

L'inconstante folie Dans notre cœur.

Règne, Amour, s;ins entrave

Et sans rival, Et nous prendrons l'air grave

Au carnaval?

A Théophile Gautier

Quand sa chasse est finie, Le poëte oiseleur

Manie Loutil du ciseleur.

Car il faut qu'il meurtrisse, Pour y graver son pur

Caprice, Un métal au cœur dur.

Pas de travail commode !

Tu prétends, comme moi,

QuelOde Garde sa vieille loi,

Et que, brillant et ferme, Le beau Rbythme dairain

Enferme L'Idée au front serein.

Les Stropbes, nos esclaves, Ont encore besoin

D'entraves Pour regarder plus loin.

Les pieds blancs de ces reines Portent le poids réel

Des chaînes, Mais leurs Veux voient le ciel.

El toi, qui nous enseignes L'amour du vert laurier,

Tu daignes f!tre un bon ouvrier.

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