‹ OdelettesChapitre 4 sur 12 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

Jai repris mon lulh, Et, suivant le but

Féerique, Je m'en vais clierchant Le secret du chant

Lyrique.

OEil épanoui, Je peins, ébloui

Ou triste, Le ciel radieux, Et, mélodieux

Artiste,

Près du fleuve grec Murmurant avec

Les cygnes Fiers de leur candeur.

Je dis la splendeur

Des lignes.

A ARSEiNE HOUSSAYE.

Mon vin triomphant, Sais-tu quelle enfant

Le verse?

Viens, et tu verras, Poëte, quel bras

Me berce 1

O chasseur altier, Qui fuis le sentier

Profane, Songeur qu'autrefois Rencontrait au bois

Diane!

Comme toi, qui vins Si jeune aux divins

Rivages, Ami, j'ai toujours Voulu des amours

Sauvages.

■10 PFiOLOGUE.

Ah I quand Mai sourit Aux prés où fleurit

La menthe, Trouveurs de loisir, Sachons y choisir

L'amante!

Nymphe au regard bleu, Si sa lèvre en feu

Caresse Nos fronts sans témoin?

Qu'elle soit au moins

Déesse !

Toi, tu suis, tremblant, Quand paraît son blanc

Cortège Autour du bassin, La dame au l)eau sein

De neige!

A AllSENI-: 110LS.SAYE. 1 I

Moi, parmi nos jeux, .Mon plus orageux

Délire Toujours s'en revient Vers celle qui tient

La lyre I

Sans doute elle a pris La foule en mépris,

El porte Un peu trop souvent Sa crinière au vent.

(Juiniporle!

J aime sa pâleur, El sa bouche en tleur

Est saine !

Son sang et sa ciiair Les voila, mon cher

Arsène.

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