PROLOGUE
Jai repris mon lulh, Et, suivant le but
Féerique, Je m'en vais clierchant Le secret du chant
Lyrique.
OEil épanoui, Je peins, ébloui
Ou triste, Le ciel radieux, Et, mélodieux
Artiste,
Près du fleuve grec Murmurant avec
Les cygnes Fiers de leur candeur.
Je dis la splendeur
Des lignes.
A ARSEiNE HOUSSAYE.
Mon vin triomphant, Sais-tu quelle enfant
Le verse?
Viens, et tu verras, Poëte, quel bras
Me berce 1
O chasseur altier, Qui fuis le sentier
Profane, Songeur qu'autrefois Rencontrait au bois
Diane!
Comme toi, qui vins Si jeune aux divins
Rivages, Ami, j'ai toujours Voulu des amours
Sauvages.
■10 PFiOLOGUE.
Ah I quand Mai sourit Aux prés où fleurit
La menthe, Trouveurs de loisir, Sachons y choisir
L'amante!
Nymphe au regard bleu, Si sa lèvre en feu
Caresse Nos fronts sans témoin?
Qu'elle soit au moins
Déesse !
Toi, tu suis, tremblant, Quand paraît son blanc
Cortège Autour du bassin, La dame au l)eau sein
De neige!
A AllSENI-: 110LS.SAYE. 1 I
Moi, parmi nos jeux, .Mon plus orageux
Délire Toujours s'en revient Vers celle qui tient
La lyre I
Sans doute elle a pris La foule en mépris,
El porte Un peu trop souvent Sa crinière au vent.
(Juiniporle!
J aime sa pâleur, El sa bouche en tleur
Est saine !
Son sang et sa ciiair Les voila, mon cher
Arsène.