A IN ALLEMAND
Se sent plus heureux Lorsqu'il s'extasie Aux accords si doux Nés de ce délire, Mais c'est toujours vous Qui tenez la lyrel
A P/ulozène Boyer
David, tendre comme les femmes Dans un chant aux notes divines, Pour faire soupirer deux âmes Croise des rimes féminines.
La Volupté ravie embrase Tout ce Cantique des cantiques, Et jamais si suave extase Ne charma les odes antiques.
On dirait deux blanches colombes Que les feux de l'amour meurtrissent, Roucoulant au-dessus des tombes Au mois où les roses fleurissent.
Si, comme loi, dans sa campagne Où passe une voix enchantée, J'avais vu la blonde Allemagne Frémir sous la nuit aro:enlée,
J'aimerais écrire un poëme Dans ce rhylhme des cœurs fidèles Aussi doux que le mot : Je t'aime^ El rempli de langueurs mortelles;
Et, comme dans une peinture Où se lamente le génie, Toutes les voix de la nature Pleureraient dans ma symphonie.
A un Riche
Ma foi, vous avez bien raison, Vous pour qui loul est lloraison
Et violettes Parfumant les pieds de vos lys, De ne pas célébrer Phillys
En odelettes.
Vous qui pouvez chaque matin, Bercé par le flot de satin
Qui vous arrose, Voir dans l'or de votre salon Tomber les flèches d'Apollon,
Parlez en prose!
Mais pour nous, qui jusqu'à présent Soupons sous la treille, en causant
Avec la lune, (Et c'est notre meilleur repas.') Ami, ne nous enlevez pas
Notre fortune.
Dans les fleurs, près de frais bassins. Nous nous couchons sur des coussins
Très prosaïques, La pourpre au dos, vous le savez !
Et dans des bains de stuc, pavés
De mosaïques.
Le col paré de nos présents, De belles filles de seize ans
Nous versent même Avec le charme oriental.
Le vin du Rhm, dans ton cristal,
Sainte Bohème!