‹ OdelettesChapitre 10 sur 12 · A, UN RICHE · texte numérisé non relu

A, UN RICHE

0 nuits d'étoiles sous les cieux !

Jardins, nectar délicieux,

Voûte sublime!

Nous les possédons en effet, Mais, hélas ! ce beau monde est fait

Avec la Rime.

Sans elle et ses prismes fleuris, Pour pouvoir chercher hors Paris

L'eau murmurante Qui court dans les gazons naissants.

Il nous faudrait bien quatre cents

Écus de rente !

Ou, je frissonne d'y penser !

Nous n'oserions pas nous passer

La fantaisie De perdre un quart d'heure aux genoux De Cidalise. Ah! laissez-nous

La Poésie :

A Roger de Beauvoir

Ce temps e.■^t si sévère

Qu'on nose pas Remplir deux fois son verre

Dans un repas,

Ni céder à l'ivresse

De son désir, Ni chanter sa maîtresse

Et le plaisir 1

On croit que pour paraître Rempli d'orgueil,

Il est distingué d'être Toujours en deuil !

A ROGEU DE BEAUVO'H 43

Les topazes, la soie,

La pourpre et tout, Ne font pas une joie

D'assez bon goût,

Et les bourgeois, que tlalte Un speech verbeux.

Ont peur de l'écarlate Comme les bœufs !

0 pauvres gens sans flamme,

Qui, par devoir, Mettent, même à leur àrne,

Un hdbit noir !

Qu'ils ne puissent plus boire

Sans déroger, C'est bien fait pour leur gloire

Mais, cher Roger,

Nous de qui le cœur aune Un doux regard,

Admirons ce carême Comme objet d'art,

Et restons à notre aise

Dans le soleil Qu'a fait Paul Véronèse

Aux dieux pareil !

Sa lèvre nous embrase!

Que ces marchands Gardent pour eux l'emphase,

Et nous les chants!

Tant que des gens moroses

Le ciel épris Ne mettra pas aux roses

Un habit gris ,

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