‹ Odes et ballades (volume 2)Chapitre 117 sur 216 · LE CHANT DE L'ARÈNE · texte numérisé non relu

LE CHANT DE L'ARÈNE

Ravir des couronnes au chêne Qui jadis a vaincu Milon.

Venez de Corinthe et de Crète,

De Tyr aux tissus précieux ,

De Scylla, que bat la tempête,

Et d'Athos, où l'aigle s'arrête

Pour voir de plus haut dans les cieux !

Venez de l'île des Colombes, Venez des mers de l'Archipel , De Rhode, aux riches hécatombes, Dont les guerriers jusqu'en leurs tombes De Bellone entendent l'appel !

Venez du palais centenaire Dont Cécrops a fondé la tour ; D'Argos, de Sparte qu'on vénère ; De Lemnos où naît le tonnerre , D'Amathonte où naquit l'amour!

Les temples saints, les gynécées, Chargés de verdoyants festons, Tels que de jeunes fiancées , Sous des guirlandes enlacées , Ont caché leurs chastes frontons.

Les Archontes et les Éphores Dans le stade se sont assis ; Les vierges et "les canéphores Ont purifié les amphores Suivant les rites d'Eleusis.

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