LIVRE IV, ODE XII
Mais gloire au guerrier austère!
Gloire au pieux châtelain!
Chaque belle sans mystère Brode son nom sur le lin.
Le mélodieux trouvère, A son glaive , qu'on révère , Consacre un chant immortel.
Dans sa tombe est une fée; Et l'on donne à son trophée Pour piédestal un autel.
Donc , en vos âmes courtoises , Gravez , pairs et damoisels , La loi des joutes gauloises Et des galants carrousels !
Par les juges de Fépée, Par leur belle détrompée, Les félons seront honnis. Leur opprobre est sans refuges :
Ceux que condamnent les juges Par les dames sont punis !
Largesse, ô chevaliers! largesse aux suivants d'armes ! Venez tous ! soit qu'au sein des jeux ou des alarmes , Votre écu de Milan porte le vert dragon, Le manteau noir d' Agra , semé de blanches larmes , La fleur de lis de France ou la croix d'Aragon.
Janvier 4824.
202 L'AJNTE-CHRIST.
ÔDE TREIZIEME.