‹ Odes et ballades (volume 2)Chapitre 165 sur 216 · A UNE JEUNE FILLE · texte numérisé non relu

A UNE JEUNE FILLE

Pourquoi te plaindre, tendre fille? tes jours n'appartiennent-ils pas à la première jeunesse?

Ddino Lithuanien.

Vous qui ne savez pas combien l'enfance est belle, Enfant! n'enviez point notre âge de douleurs, Où le cœur tour à" tour est esclave et rebelle, Où le rire est souvent plus triste que vos pleurs.

Votre âge insouciant est si doux qu'on l'oublie ! Il passe, comme un souffle au vaste ebamp des airs, Comme une voix joyeuse en fuyant affaiblie, Gomme un alcyon sur les mers.

Oh ! ne vous bâtez point de mûrir vos pensées ! Jouissez du matin , jouissez du printemps ; Vos heures sont des fleurs l'une à Vautre enlacées ; Ne les effeuillez pas plus vite que le temps.

Laissez venir les ans! le destin vous dévoue, Comme nous , aux regrets , à la fausse amitié , À ces maux sans espoir que l'orgueil désavoue, A ces plaisirs qui font pitié !

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