‹ Odes et ballades (volume 2)Chapitre 20 sur 216 · LIVRE I, ODE V · texte numérisé non relu

LIVRE I, ODE V

Soudain le chœur cessa , les élus écoutèrent : Il baissa son regard par les larmes terni ; Au fond des cieux muets les mondes s'arrêtèrent, Et Féternelle voix parla dans l'infini.

« O Roi ! je t'ai gardé loin des grandeurs humaines. Tu t'es réfugié du trône dans les chaînes.

Va, mon fils, bénis tes revers.

Tu n'as point su des rois l'esclavage suprême , Ton front du moins n'est pas meurtri du diadème ,

Si tes bras sont meurtris de fers.

« Enfant, tu t'es courbé sous le poids de la vie. Et la terre, pourtant, d'espérance et d'envie

Avait entouré ton berceau !

Viens, ton Seigneur lui-même eut ses douleurs divines, Et mon fils, comme toi, Roi couronné d'épines,

Porta le sceptre de roseau ! »

Décembre 4822.

ODE SIXIEME

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