LA VENDEE. ODE II
Note J, page 7.
Autour du froid tombeau d'une épouse ou d'un frère, Qui de nous n'a mené le deuil?
« Quel Français ignore aujourd'hui les cantiques funèbres? Qui de nous n'a mené le deuil autour d'un tombeau, n'a fait retentir le cri des funérailles ? »
Chateaubriand, Martyrs.
Note 2, page 7.
Elle a dit : « Dans ces temps, la France eut ses victimes ; Mais la Vendée eut ses martyrs. »
Allusion à la belle Notice sur la Vendée, publiée dans le Conservateur en 1819, par M. de Chateaubriand. C'est dans l'émotion de cette lecture que l'ode fut composée, et publiée d'abord sous ce titre emphatique et vague • les Destins de la Vendée.
Note 3, page 0.
Ceux-là promèneront des os sans sépulture, Et cacheront leurs morts sous une terre obscure Pour les dérober aux vivants.
La noble veuve de M. de Lescure emporta, dans ha voiture, le corps de son mari, et on Penterra dans un coin de terre ignoré, pour le soustraire aux outrages de l'exhumation.
Note 4, page 40.
Grand Dieu! si toutefois, etc....
Cette strophe et la suivante renferment, sur des actes du ministère d'alors envers les Vendéens, des allusions devenues obscures aujourd'hui, et qui, en 1849, n'étaient peut-être que trop claires pour le repos de l'auteur. Au reste, s'il ne les explique pas ici, c'est qu'il n'y a plus de danger à le faire, et que d'ailleurs ces passages sont trop empreints de colère de parti.