QUIBERON. ODE IV
Note *\, page 18. ^
Après la prise du fort Penthièvre, les émigrés, commandés par le comte de Sombreuil, frère de l'illustre Mlle de Sombreuil, se virent poussés à l'extrémité de la presqu'île de Quiberon par les soldats de la Convention. Le général républicain, Hoche, craignit l'horrible carnage qui allait commencer de part et d'autre, les gentilshommes étant réduits au désespoir. Il proposa à Sombreuil de les traiter comme prisonniers de guerre, s'ils voulaient se rendre. Il ajouta que Sombreuil était le seul pour lequel il ne pût rien promettre. Je mourrai volontiers, répondit ce jeune homme, si je puis sauver mes frères d'armes. Se fiant à cette capitulation verbale, Sombreuil ordonna aux siens de mettre bas les armes. On observa le traité à son égard : il fut fusillé avec Tévéque de Dol. Mais on n'eut pas la même fidélité envers les émigrés faits prisonniers de guerre. Le cri d'horreur et de pitié qui s'élève aujourd'hui au seul nom dé Quiberon dispense d'en dire davantage.
Au reste, ce n'est pas le nom du général Hoche qui reste souillé de cet attentat.
Les Vendéens ont donné le nom de Prairie des Mar~
tyrs, à la plaine où ces vaillants gentilshommes furent fusillés par détachements, et les soldats de Larochejaquelein viennent aujourd'hui en pèlerinage visiter les restes des compagnons de Sombreuil.
Note 42, page 29.
Que dis-je ? Ils ont détruit sa statue adorée.
Hélas ! cette horde égarée
Mutilait l'airain renversé ; Et cependant, des morts souillant le saint asile, Leur sacrilège main demandait à l'argile
L'empreinte de son front glacé.
La statue de Henri IV fut renversée à l'époque du i août.
On sait que ce fut vers le même temps, qu'après avoir violé les tombes royales, on posa un masque de plâtre sur le visage de Henri exhumé, pour mouler ses traits.
Note 4 3, page 30.
Assis près de la Seine, en mes douleurs amères, Je me disais : « La Seine arrose encore Ivry, Et les flots sont passés où, du temps de nos pères, Se peignaient les traits de Henri. »
Il y a ici une énorme faute d'histoire et de géographie. Cette ode fut composée au sortir du collège, et ce n'est pas là qu'on apprend la géographie et l'histoire.
Note 44, page 30
Où courez- vous?...
Personne n'ignore l'enthousiasme avec lequel le peuple, le 1 3 août 4818, s'empara de la statue de Henri IV, et la traîna à force de bras au lieu où elle devait être élevée.
Note \ 5, page 37.
Et tu seras semblable à la mère accablée, Qui s'assied sur sa couche, et pleure inconsolée, Parce que son enfant n'est plus!
i Et noluit consola ri, quia non sunt. ^
Note <6, page 37.
D'Enghien s'étonnera, dans les célestes sphères, De voir si tôt l'ami cher à ses jeunes ans, A qui le vieux Condé, prêt à quitter nos terres, Léguait ses devoirs bienfaisants.
On se rappelle que le prince de Condé recommandait, en mourant, à M. le duc de Berry, l'honorable indigence de ses vieux compagnons d'armes.