‹ Odes et ballades (volume 2)Chapitre 99 sur 216 · LA IA»E · texte numérisé non relu

LA IA»E

Ton jeune âge est cher. à la Gloire. .

- Enfant , la Muse ouvrit tes yeux , Et d'une immortelle mémoire Couronna ton nom radieux ; En vain Saturne te menace :

Va , l'Olympe est né du Parnasse , Les poëtes ont fait les dieux !

LA HARPE

Homme, une femme fut ta mère.

Elle a pleuré sur ton berceau ; Souffre donc. Ta vie éphémère Brille et tremble , ainsi qu'un flambeau.

Dieu , ton maître , a d'un signe austère Tracé ton chemin sur la terre, Et marqué ta place au tombeau.

LA LYRE

Chante. Jupiter règne et l'univers l'implore ; <

Vénus embrasse Mars d'un souris gracieux ; Iris brille dans Pair, dans les champs brille Flore ; Chante : les immortels, du couchant à l'aurore, <

En trois pas parcourent les Cieux !

LA HARPE

Prie! Il n'est qu'un vrai Dieu, juste dans sa clémence, < Par la fuite des temps sans cesse rajeuni.

Tout s'achève dans lui , par lui tout recommence. Son être emplit le monde ainsi qu'une âme immense ; . L'Éternel vit dans l'Infini.

LA LYRE

Ta douce Muse à fuir t'invite.

Cherche un abri calme et serein ;

Les mortels , que le sage évite , x

Subissent le siècle d'airain.

Viens ; près de tes Lares tranquilles ,

Tu verras de loin dans les villes

Mugir la Discorde aux cent voix.

Qu'importe à l'heureux solitaire

Que P Autan dévaste la terre , "

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