AU VALLON DE CHERIZY
Fa dus sum peregrinui et queesivi qui simul contrislaretvr .
et non/uit.
Ps. 68.
Perfiee gressus meos semitis tuis.
Ps. 16.
Je suis devenu voyageur,... et j'ai cherché qui s'affligerait avec
moi, et nul n'est venu.
Permets à mes pas de suivre ta trace.
Le voyageur s'assied sous votre ombre immobile , Beau vallon ; triste et seul , il contemple eu rêvant L'oiseau qui fuit l'oiseau , l'eau que souille un reptile , Et le jonc qu'agite le vent l
Hélas ! l'homme fuit l'homme ; et souvent avant Page Dans un cœur noble et pur se glisse le malheur ; Heureux l'humble roseau qu'alors un prompt orage En passant brise dans sa fleur!
Cet orage , ô vallon, le voyageur l'implore.
Déjà las de sa course, il est bien loin encore
Du terme où ses maux vont finir; H voit devant ses pas, seul pour se soutenir, Aux rayons nébuleux de sa funèbre aurore,
Le grand désert de l'avenir !
t)e dégoûts en dégoûts il va traîner sa vie.
Que lui font ce» faux biens qu'un faux orgueil envie/