Ï,E NUAGE
J'erre au hasatd, an tous lieux, d'un mouvemant plus doux gue Ja sphère de la lune.
Ce beau nuage, ô Vierge 1 aux hommes est pareil. Bientôt tu le verras , grondant sur notre tête , Aux champg de la lumière amasser la tempête, Et leur rendre en éclairs les rayons du soleil.
Oh ! qu'un ange longrtem.ps d'un souffle salutaire Le soutienne en W\ ?Pl , tel que l'ont vu tes yeux | Car, s'il descend vers, nous , le nuage des çieux N'est plus qu ? un brouillard sur la terre.
Vois, pour orner le soir, ce matin il est né. L'astre géant , fécond en splendeurs inconnu.es , Change en cortège aident l'amas jaloux des nues : Le Génie est plus grand d'envieux couronné !
La tempête qui fuit d'un orage est suivie.
L'âme a peu de beaux jours ; mais , dans son ciel obscur, L'Amour, soleil divin, peut dorer d'un feu pur Le nuage errant de la vie.
Hélas! ton beau nuage aux hommes est pareil.
Bientôt tu le verras , grondant sur notre tête , Aux champs de la lumière amasser la tempête, Et leur rendre en éclairs les rayons du soleil !
Avril 1822.