‹ Odes et ballades (volume 3)Chapitre 86 sur 142 · LE MATIN · texte numérisé non relu

LE MATIN

Morilurus moritwree!

Le voile du matin sur les monts se déploie Vois, un rayon naissant blanchit la vieille tour; Et déjà dans les cieux s'unit avec amour,

Ainsi que la gloire à la joie, Le premier chant des bois aux premiers feux du jour.

Oui , souris à l'éclat dont le ciel se décore! Tu verras, si demain le cercueil me dévore, Un soleil aussi beau luire à ton désespoir, Et les mêmes oiseaux chanter la même aurore, Sur mon tombeau muet et noir!

Mais dans l'autre horizon l'âme alors est ravie. L'avenir sans fin s'ouvre à l'être illimité.

Au matin de l'éternité ,

On se réveille de la vie, Comme d'une nuit sombre ou d'un rêve agité !

Avril 1822.

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