‹ Odes et balladesChapitre 150 sur 152 · PANTOUM MALAIS · texte numérisé non relu

PANTOUM MALAIS

Les papillons jouent à l'entour sur leurs ailes ; Ils volent vers la mer, près de la chaîne des rochers. Mon cœur s'est senti malade dans ma poitrine, Depuis mes premiers jours jusqu'à l'heure présente.

1 Surnom de Sam, fils de Ncriman ; Sam était le père de Rustem, et c'est ce héros qui se bat armé de la hache de son père. - Prêtre des mages, s Son cheval.

Ils volent vers la mer, près de la chaîne des rochers... Le vautour dirige son essor vers Bandain. Depuis mes premiers jours jusqu'à l'heure présente, J'ai admiré bien des jeunes gens.

Le vautour dirige son essor vers Bandant...

Et laisse tomber de ses plumes à Patani.

J'ai admiré bien des jeunes gens ;

Mais nul n'est à comparer à l'objet de mon choix.

Il laisse tomber de ses plumes à Patani...

Voici deux jevmes pigeons !

Aucun jeune homme ne peut se comparer à celui de mon choix,

Habile comme il l'est à toucher le cœur.

Nous n'avons point cherché à mettre d'ordre dans ces citations. C'est une poignée de pierres précieuses que nous prenons au hasard et à la hâte dans la grande mine d'Orient. {Notes du manuscrit.)

Page 501.

Il y a deux romances, Tune arabe, l'autre espagnole, sur la vengeance que le bâtard Mudarra tira de son oncle Rodrigue de Lara, assassin de ses frères. La romance espagnole a été publiée en français dans la traduction que nous avons déjà citée (page 547). Elle est belle, mais l'auteur de ce livre a souvenir d'avoir lu quelque part la romance mauresque, traduite en espagnol, et il lui semble qu'elle est plus belle encore. C'est à cette dernière version, plutôt qu'au poëme espagnol, que se rapporte la sienne, si elle se rapporte à l'une des deux. La romance castillane est un peu sèche, on y sent que c'est un maure qui a le beau rôle.

Il serait bien temps que l'on songeât à republier, en texte et traduit sur les rares exemplaires qui en restent, le Romancero genercU, mauresque et espagnol ; trésors enfouis et tout près d'être perdus. L'auteur le répète ici, ce sont deux Iliades, l'une gothique, l'autre arabe. (Note de l'édition originale.^

Page 509.

Nous avons cru devoir scrupuleusement conserver l'orthographe des vers placés comme épigraphe en tête de cette pièce :

Si es verdad ô non, yo no lo he hy de ver, Pero non lo quiero en olvido poner.

Ces vers, empruntés à un poëte curieux et inconnu, Segura de Astorga, sont de iort vieil espagnol. Si nous n'avions craint d'enlever sa physionomie au vieux Joan (et non pas Juan), il aurait fallu écrire : Si es verdad ô no, yo no le he aqui de ver, pero no le qinero en olvido poner. Hy, dans le passage ci-dessus, est pour aqui, comme il est pour aîli dans un autre passage du même poëte qui sert d'épigraphe à Nourmahal-la- Rousse :

No es bestia que non fus hy trobada.

Non fus pour no fuese. {Note du manuscrit.)

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