A TOI
Snb umbra alarum tuanim protège me.
Ps. XVI.
Couvre-moi de l'ombre de tes ailes.
Lyre longtemps oisive, éveillez-vous encore.
Il se lève, et nos chants le salueront toujours. Ce jour que son doux nom décore.
Ce jour sacré parmi les jours !
O vierge ! à mon enfance un Dieu t'a révélée. Belle et pure ; et, rêvant mon sort mystérieux, Com.me une blanche étoile aux nuages mêlée. Dès mes plus jeunes ans je te vis dans mes cieux.
Je te disais alors : — O toi, mon espérance. Viens, partage un bonheur qui ne doit pas finir. — Car de ma vie encor, dans ces jours d'ignorance. Le passé n'avait point obscurci l'avenir.
Ce doux penchant devint une indomptable flamme Et je pleurai ce temps, écoulé sans retour.
Où la vie était pour mon âme Le songe d'un enfant que berce un vague amour.
Aujourd'hui, réveillant sa victime endormie, Sombre, au lieu du bonheur que j'avais tant rêvé. Devant mes yeux, troublés par l'espérance amie. Avec un rire affreux le malheur s'est levé !