‹ Odes funambulesques (volume 2)Chapitre 21 sur 63 · OV)Ï.S · texte numérisé non relu

OV)Ï.S

çM^»'**

«Vt-*^

iXXÏ-*-

ei

ftflVOtV

ajûsv^^^

16 **'* ...,o« de

^'^^^'^ We^^'^

sute

t\ss^

tiies ot^8\«

dtaV— ,..^esV^^^!;,;^e<l^'^^*^'

vta

tïVôS»

î^' 0^^ ^'^ !Tl^out* ^«^^ •"::; fectVas \1^'

toflse

Cï

Çticv

î.si#o^"*';;^.,^gè*vi

tat^

au

sNOftfe-

*^'as

AU

doft<^ î'

iççtVs

Yalame^*''

tiotf

Que raveugfe Déesse, en enflant sa grande aile, Emporte aux quatre coins de l'univers connu?

' MOI

Non.

ÉVOHÉ

Tremblez, terre et cieuxl Le maître est revenu. Némésis-Astronome assemble ses vieux braves, Barberousse s'abat au milieu des burgraves, Barthélémy rayonne, allumant 'Son fanal.

Cloué, dernier pamphlet, à son dernier jeurnal! Sa muse a, réveillant la satire latine.

Comme un Titan vaincu foudroyé Lamartine ; Pareille aux grands parleurs d'Homère et de Hugo, Des rocs du feuilleton, la dure virago Sur ce- cygne plus doux que les cygnes d'Athènes Fait couler à grand bruit ces paroles hautaines : i Rimeur, que viens- tu faire au milieu du forum? Cet acte audacieux blesse le décorum.

Reste avec tes pareils I Les gens de ta séquelle Ne sont bons qu'à rim^r ine ode, telle quelle! Tu chantes l'avenir 1 le présent est meilleur.

Ce qui te convenait, ô divin rimailleur.

C'était, ambitieux du laurier de Pindare, D'aller au mont Horeb pincer de la guitare Pour ton roi légitime, ou plutôt d'arranger Des vers de confiseur au Fidèle-Berger, Mais ta loi sociale est une rocambole.

Et Fourier n'est qu'un âne à côté de ChamboUe. Tombe 1 et le front meurtri par mon divin talon. Souviens-toi désormais d'admirer Odilon. »

Ainsi par ses gros vers, Némésis-Astronome, Du poëte sacré, déjà plus grand qu'un homme, A brisé fièrement les efforts superflus.

MOI

Tiens I je n'en savais rien.

ÉVOHÉ

Lamartine non plus.

Bois, ô mon jeune amant! les larmes que je pleure, Si Némésis renaît, il faut donc que je meure?

MOI

Ta lèvre a le parfum du rosier d'Orient Où l'aurore a caché ses perles en riant ;

Cette bouche folAtre est pleine de féeries,

Et, comme un voyageur dans des plaines fleuries,

3(on cœur s'est égaré parmi ses purs contours.

ÉVOHÉ

Si je chantais encor, pi'aimeriez-yous toujours?

MOI

Eh. I que nous fait à nous Némésis- Astronome?

Nous, et Barthélémy que le siècle renomme,

N'eus avons deux tréteaux dressés sous le ciel bleu, Deux magasins d'esprit : le sien ressemble à feu ^^ Théâtre-Français ; une loque de toile , Y ï*eprésente Rome ou bien l'Arc-de-l'Étoile, -^^ choix. Sur le devant, de lourds alexandrins, *^ortaiit tout le hamois classique sur les reins, ^^saqties abricot, casques de ti'agédie, ■"^clament, et s'en vont quand on les congédie :

^ €reiire sérieux n'a pas un grand succès;

^ y Mille parfois, mais c'est l'esprit français; ^^la craque partout, mais c'est la bonne école, ^*' Cela tient toujours avec un peu de colle.

Si quelque spectateur pourtant semble fâché, ^ On lui répond : Voltaire! et le mot est lâché. ' Mais nous, nous travaillons pour un public folâtre. En haillons I En plein vent I Nous sommes le théâtre A quatre sous, un bouge. Aux regards des titis Nous offrons éléphants, diables et ouistitis : Dans notre drame bleu, la srelte Colombine A cent mille oripeaux pour cacher sa débine.

Ses paillettes d'argent et son vieux casaquin Éblouissent encor ce filou d'Arlequin ; On y mord, et parfois la gorge peu sévère Sort de la robe, et luit sous les colliers de verre. Pour moi,. sur ce théâtre où le bon goût n'est pas. Paillasse enfariné, je m'escrime à grands pas ; Et quand le vieux Cassandre y passe à l'étourdie. Au lieu de feindre un peu, comme la Tragédie, De percer d'un poignard ce farouche barbon, Je lui donne des coups de trique,, pour de bon I Sur cette heureuse scène, on voit le saut de carpe Après le saut de sourd ; et Rose, sans écharpe. S'y montre à ce public trois fois intelligent. Faisant la crapaudine au fond d'un plat d'argent.

fée Azur, tenant le diable par les cornes, sôurt dans son char d'or attelé de licornes ; mge y dévore 'en scène un cervelas; des feux

Bengale, des feux charmants, roses et bleus, ibrasent de rayons cette aimable folie, Ton y voit passer Rosalinde et Gélie I

ÉVOHÉ

• • l)ien I donc, à vos rangs, Guignols et Bilboquets t

vrons la grande porte f allumons les quinquets I

ts ton collier de strass, reine de Trébizondel » .

trez, entrez, Messieurs I Entrez I suivez le monde !

^rrah, la grosse caisse, en avant I Patapouml

•i, boumboum! Zizi, boumbouml Zizi, boumboumt

nez voir Colombine et le Génie, ou L'Hydre

t mal d'enfant! Orgeat, de la bière, du cidre I

lanvier 1846.

Page 1