‹ Odes funambulesques (volume 3)Chapitre 8 sur 74 · Parahnse des Oiseaux, traduction de M. Artaud · texte numérisé non relu

Parahnse des Oiseaux, traduction de M. Artaud

■n PREFACE.

» dieux. .Nous sommes fils de l'Amour, mille preuves « l'attestent'?»

J'entre clans un théâtre de genre à l'instant précis où la salle croule sous les bravos.. En effet le rideau s'est levé sur un décor aussi hideux qu'un véritable salon bourgeois. Aux fenêtres, de vrais rideaux en damas laine et sois, attachés avec de vrais torsades de passementerie à de vraies patères en cuivre estampé. Sur la cheminée, une vraie pendule de Richond. Puis de vrais meubles et une vraie lampe avec un vrai abat-jour rose en papier gaufré. Voici un vrai comédien qui met ses vraies mains dans ses vraies poches; il fume un vrai cigare : il dit qu'est-ce que t'as , comme un vrai commis de nouveautés; les applaudissements roulent comme un tonnerre, et la foule ne se sent pas d'aise. — « Avez-vous « vu? Il fume un vrai cigare! Il a une vraie culotte; re- « gardez comme il prend bien son chapeau ! Il a dit j'aime « Adèle, tout à fait comme M. Edouard que nous con- « naissons, lorsqu'il allait épouser Adèle ! » Tu as raison, bon public. Tout cela est réel comme le papier timbré, le

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