‹ Odes funambulesques (volume 4)Chapitre 26 sur 66 · MOUS DANSIONS · texte numérisé non relu

MOUS DANSIONS

LE BOURGEOIS

J'en suis bien aise I Eh bien, chantez donc, maintenant!

LE COMÉDIEN BOUFFON

Demandez, faites- vous servir! musette ou lyre! Romance tendre ou bien séguidille en délire ! La ballade allemande ou les airs espagnols, A votre choix !

Montrant le Latin.

Voilà le nid des rossignols 1

Le Bourgeois emprunte à son tour le langage de la mimique, et exprime que, comme toujours, il sera fort heureux de se contenter aree ce qu'on lui donnera.

CHANSON

LE LUTIN

C'est ici que l'on oublie La pâle Mélancolie :

Nous nous appelons Polie, C'est ici qu'on rit encor I Accueillez nos babioles.

Laissez nos danses frivoles

Éveiller les chansons folles Avec leurs clochettes d'or I

LE COMÉDIEN BOUFFON

Ah I souriez-nous ! Le cuivre N'empêchera pas de suivre Notre chant de bonheur ivre !

Nos habits sont tout luisants; Suivant la façon commune, Nos poètes sans fortune, Rêvent au clair de la lune, Nos danseuses ont seize ans!

Tons les personnages et fanambnlcs forment des groupes autour desquels court une danse ivre de joie. La farce est jouée.

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