ODES F VN AMB VLESQJV'ES
Laisse même, ô Déesse, Avec ta blonde tresse, Le maillot des Keller Voler en l'air !
Puisque je congédie Les vers de tragédie, Laisse le décorum Du blanc péplum,
La tunique et les voiles Semés d'un ciel d'étoiles, Et les manteaux épars A Saint-Ybars !
Que ses vierges plaintives,
Catholiques ou juives, Tiennent des sanhédrins D'alexandrins !
Mais toi, sans autre insigne Que la feuille de vigne Et les souples accords De ton beau corps,
ODES FVNAMBVLESC^VES.
Laisse ton sein de neige Chanter tout le solfège De ses accords pourprés, Mieux que Duprez !
Ou bien, mon adorée, Prends la veste dorée Et le soulier verni De Gavarni !
Mets ta ceinture, et plaque Sur le velours d'un claque Les rubans querelleurs Jonchés de fleurs !
Fais, sur plus de richesses Que n'en ont les duchesses, Coller jusqu'au talon Le pantalon !
Dans tes lèvres écloses Mets les cris et les poses Et les folles ardeurs Des débardeurs !