DU PSAUME CXXIX
De profundis clamavi ad te , Domine , etc.
Appliqué, suivant les vues et l'usage de l'Église, aux âmes souffrantes dans le Purgatoire. — Ce Psaume a été paraphrasé par J.-B. Rousseau; mais l'Ode sacrée qu'il en a tirée est son plus foible ouvrage. C'est ce qui doit excuser le nouveau traducteur.
Du fond de cet abîme où régnent lea alarmes,
Où je subis tes justes lois , Seigneur, c'est dans ton sein- que j'épanche mes larmes ;
Seigneur , daigne écouter ma voix !
Ton oreille attentive à mon humble prière ,
En la confiant à ton cœur, Éveillera l'amour, qui d'un juge sévère
Vaincra l'inflexible rigueur.
Seigneur, si sans pitié recherchant le coupable
Tu ne fais pas fléchir ta loi; Qui pourra soutenir ton aspect formidable ?
Quel mortel est pur devant toi ?
Mais ton cœur paternel gémit de ma souffrance;
• Ton œil voit mon triste abandon.
Ta promesse, Seigneur, soutient mon espérance;
Et j'attends l'heure du pardon.
La main qui me châtie est la main de mon père;
J'adore et bénis sa rigueur.
En tremblant sous ses coups , c'est en lui que j'espère
Mon juge sera mon sauveur.
Oui, soit qu'au jour naissant, de» brillantes étoiles L'aube fasse pâlir le feu ;
Soit cfue la sombre nuit vienne étendre ses voiles : Mon cœur soupire après son Dieu.
La bonté du Seigneur surpasse sa justice (1).
C'est le Dieu clément , le Dieu fort.
Pour sauver ses Élus , sa main libératrice
Dompte les enfers et la mort.
Un jour il confondra les trames criminelles
De l'impie en vain révolté; Il saura dégager ceux qui lui sont fidèles
Des chaînes de l'iniquité.
Seigneur, qu'auprès de toi ton serviteur oublie
De son exil les longs travaux.
C'est dans ton sein, grand Dieu ! qu'est la paix et la vie :
Le bonheur est dans le repos.
(t) SaperexaHat mùericdrdia judicium. Ja.c. ii. i3.
XII e ODE SACREE.
TRADUCTION FARAPHIASÛ