DANS UNE ÉGLISE DE CAMPAGNE
Nox tfhmmatia msa w d&UcSs meis.
Ps. CXXXVIII,t. i.
Nuit auguste ! nuit solennelle !
Nuit qui du plus beau jour surpassas. les attraits!
Je chante aujourd'hui tes bienfaits.
Puisse ma muse , agréable au fidèle , Animer ses vertus, encourager son zèle, Et redoabler son bonheur et sa paix!
Que mes chants, troublant de l'impie
La funeste sécurité , L'engagent à goûter la douceur infinie
D'un joug qu'il n'a jamais porté !
Puisse ma voix , à l'ame en secret combattue
n6 LA NUIT
Entre la loi du monde et la loi du Seigneur , Et qui languit encor, flottante, irrésolue.
Inspirer une sainte ardeur!
La nuit , de sa sombre carrière ,
A peine atteignent le milieu,, Quand le Verbe éternel, l'égal, le fils de Dieu , L'objet de son amour, l'éclat de sa lumière ,
Pour fléchir son juste courroux , Du trône étincelant où sa gloire réside,
S'élance d'un essor rapide,
Et vient habiter parmi nous.
Dieu de bonté ! descends sur nos rivages , Remplis ce temple à ta gloire élevé.
Vois ce peuple pieux adresser ses hommages
Au Rédempteur qui l'a sauvé.
Mais quelle voix se fait entendre : * «O mon peuple! console-toi; « Tes cris sont montés jusqu'à moi.
« Encor quelques instans, et tu verras descendre « Ton libérateur et ton roi.