AVERTISSEMENT
premier voyage à Paris. Mais je n'arois point d'introducteur auprès de cet illustre poète : j'essayai d'y suppléer en lui envoyant les vers suivans. Il y répondit, en m'admettant , avec la pins aimable bonté, a sa douce société, à ses conseils et à ses délicieux entretiens. FirgtiiumvidL...
Toi dont la voix douce et légère Chante si bien la nature et les champs , Paigneras*tu , sensible' à ma prière , M'ouvrir ton réduit solitaire , Et suspendre pour moi tes travaux éclatant l J'ai , pour te voir , vers les bords de la Seine
Dirigé mes pas incertains :
Pour admirer le chantre des J*rdsn$ , ,
Je quitte une rive lointaine.
Si» comme toi , Phébus eût voulu n'inspirer, Mon hommage , il est vrai , t'offrirait plus de gloire Mais je suis étranger au temple de Mémoire ,
Et je ne sais que t'admirer. Il n'est pas du destin d'une muse gascon* De pénétrer dans le sacré vallon :
Depuis l'heureux siècle d'Ausone , Jamais les eaux de la Garonne M'ont arrosé le laurier. d'Apollon.
Oui , toujours des neuf Sœurs la céleste influence
Fut inconnue en nos déserts.
Mais né méprise pas en tout notre ignorance : Aussi bien qu'à Paris, dans le fond de la France On aime et la nature, et Virgile , et tes vers.
IDYLLES. iig