‹ OEconomiques, 1745. Pub. avec introduction et table analytiqueChapitre 17 sur 168 · Ob$., III, p · texte numérisé non relu

Ob$., III, p

On voit donc que le souci du développement commercial est chez Dupin inséparable de la notion de production et de la considération du produit.

Les principes posés, et une fois déterminées les voies dans lesquelles le commerce doit s'engager, Dupin se préoccupe, et cet objet parait essentiel dans le premier volume des Œconomiques, de doter la nation d'une bonne technique commerciale. C'est essentiellement sur les Compagnies maritimes et sur les Banques qu'il porte son attention à cet effet. Les Nations tremblent, écrit-il, « dès qu'elles voient la voisine mettre un vaisseau en mer ^ ». Grâce à ses vaisseaux, la Hollande, en effet, qui ne produit aucune denrée, <( tire cependant chez elle les marchandises du monde entier '^ ». Notre commerce doit donc être surtout maritime ^, et il lui faut une excellente* marine, si nous ne voulons pas devenir tributaires des nations qui s'emploient comme intermédiaires. Nul effort ne parait excessif à Dupin pour assurera cet égard l'indépendance du pays. Il fait le plus vif éloge de Cromwell * à qui l'Angleterre doit la sienne, et de l'acte de Navigation, calqué d'ailleurs sur l'ancienne législation française. Il voudrait faire adopter de nouveau, chez nous, le même principe de l'utilisation exclusive des vaisseaux français pour le transport des denrées qui nous sont nécessaires. Un droit de fret sur les navires étrangers ne lui parait pas suffisant; il faut prohiber pure-

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