‹ OEconomiques, 1745. Pub. avec introduction et table analytiqueChapitre 21 sur 168 · XXXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXVIII INTRODUCTION

il était introduit par navire étranger. Elle défendait de faire sortir ses laines, le charbon devait être transporté par voie de mer à Londres et les vaisseaux des colonies anglaises qui commerçaient en Europe devaient mouiller en Angleterre *.

C'est la même politique que Dupin préconise mais il en demande même Taccentuation par de nouvelles mesures. Les droits à la sortie sur les produits d'orfèvrerie n'avaient été réduits qu'à3**/o, en 1733. Il écrit : « Nous ne serons dans la bonne route que quand nous aurons supprimé la totalité du droit 2 », mais « de ce premier pas » il déclare, en une image assez maladroite, que « c'est l'aurore du jour qui va dissiper les ténèbres de l'ignorance et du préjugé ^ ». Il se plaint delà fraude persistante dans l'introduction des toiles peintes et des étoffes de soie de» Indes ^ : « Dire que l'exécution de l'ordonnance est impossible, écrit-il, c'est ne pas connaître la force des lois ». L'Angleterre et la Hollande ont bien acclimaté chez elles cette industrie, pourquoi serions-nous impuissants à le faire ? Etpourquoi ne ferions-nous pas pour le coton ce que nous avons fait pour la soie ? « Notre travail sur la soie qui vient du dehors, sur l'or et l'argent de nos galons, procure le bénéfice de toutes les préparations qui est immense ^. » Assurons, en toutes matières, ce bénéfice aux manufactures françaises.

Il se plaint également d'une application défectueuse des lois et des règlements, de « l'inaction des inspecteurs », de l'insuffisance de contrôle, de la mauvaise foi des trafiquants. Il regrette le relâchement de cette réglementation minutieuse qui protégeait la production, en paraissant peser sur elle. Ce n'était point, certes, insuffisance de règles légales : les édits avaient tout prévu. Chaque pièce d'étoffe devait porter le

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