Obsertations^i. III, p
Collecl'ion des Èconominles. — TriMiX. (/
Ces idées apparaissent déjà, quoique plus enveloppées, dans les Œconomiques, Il y exprime cette idée inexacte que la valeur des choses et des biens varie sous la seule influence de la plus ou moins grande quantité de monnaie et il pense qu'il dépend du roi de créer cette monnaie, lorsqu'elle manque, pour en faire coïncider, en toutes circonstances, la quantité avec le besoin, en sorte que les variations de valeur de tous les biens pourraient disparaître : « A mesure que le prix des denrées ou des autres choses augmente, le souverain doit, déclare Dupin, pourvoir à une augmentation du gage dés échanges ^ ». C'était là le but poursuivi par Law, lors de la création de sa banque dont Dupin expose avec éloge le principe : « Elle portait en soi les germes de la vie », écrit-il *. Il en approuve entièrement le plan primitif et n*est pas loin de penser, comme Dutot, que la chute du système est due à un écroulement prématuré de la confiance '^. Sans doute, le papier émis par la banque ne saurait être dépourvu de gage métallique. Mais il n'approuve point le système qui se bornerait à faire des billets, comme le propose l'Anonyme * dont il parle, la représentation rigoureuse des espèces mêmes : « Ouest, demande-t-il, la garantie et la solvabilité des 48 millions de livres sterling de papier public en Angleterre, faisant autour de onze cents millions de notre monnaie ?. .. Si chaque particulier se présentait pour retirer la valeui de Teffet dont il est porteur, l'Anonyme prétend-il sérieusement que les caisses seraient en état dV faire honneur ^ ? »