‹ OEconomiques, 1745. Pub. avec introduction et table analytiqueChapitre 41 sur 168 · W., ibid · texte numérisé non relu

W., ibid

LXXII INTRODUCTION

Hons, c'est de ne pas « s'être borné à donner TEsprit des Lois de gouvernements anciens, modernes, présents et d'avoir composé un ample formulaire des lois pour tous les gouvernements, même futurs »... « tandis que nos soins, nos études, nos réflexions ne sauraient atteindre qu un petit nombre d*ob> jets j) *. Il déclare pour son compte : « nous avons évité les discussions métaphysiques, parce qu'il nous a paru qu'il valait mieux appuyer nos observations sur des faits que sur des raisonnements » ''^.

La méthode ^ dont Dupin fait une constante application ramène quelquefois à trouver irréprochable ce qui est traditionnel et a subi Tépreuve de la durée. c( Il ne faut rien changer, écrit-il, aux lois et aux usages; je suis grand partisan de ce principe, excepté les cas où l'utilité et, encore plus, la nécessité demandent qu'on y déroge * ». Ainsi pense-t-il du plus décrié des impôts de l'Ancien Régime, dé la gabelle ^. L'esclavage n'est pas franchement défendu par Dupin. Cependant il n'accepte pas non plus qu'on le condamne: les sociétés antiques ne l'ont-elles pas pratiqué ? Cette prudence et cette méthode mêmes étaient de nature à l'éloigner des idées originales qui sont souvent peu pratiques. Elles le ramenaient volontiers en arrière, et le goût de la tradition lui avait com-

Page 1