‹ Œuvre amoureuse et sentimentaleChapitre 51 sur 172 · LES SCARABÉES DE NACRE · texte numérisé non relu

LES SCARABÉES DE NACRE

Avec la vapeur du thé, Savez-vous qu'on se grise à peine?...

Avec la sombre fumée

L'âme plane et laisse tomber toutes les peines... Heureux les mandarins au fond des porcelaines. Et les fumeurs de narghilé Assis en relief sur les vases d'ébène !

0 terre des citernes d'or !

0 passage des caravanes !

Sur le tapis profond où se berce mon corps

Émergent des visages de sultanes.

Plus loin, les fleurs des citronniers se fanent,

Des vaisseaux lumineux abordent dans les ports...

Comme la lampe est belle et qu'il fait beau dehors !,

L'éléphant d'ivoire sommeille...

Du plafond toutes les étoiles sont tombées...

Avant que le Bouddha s'éveille,

Avant que les portes de bronze soient fermées,

Les minuscules portes du bonheur^

Montez, montez, ô scarabées,

Montez vers ma poitrine et montez vers mon cœur.

Petits êtres de nacre peinte, Votre griffe se tait sur le plateau d'argent. L'âme de la maison tout à coup s'est éteinte... Les portes de bronze ne s'ouvriront pas...

L'on n'entendra plus dans la paix obscure Que les paroles que disent tout bas Mon frère l'étranger avec la solitude...

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