‹ Œuvre complètes (volume 2)Chapitre 124 sur 217 · Voyez tome II, p · texte numérisé non relu

Voyez tome II, p

n armée, n'eurent pas grand sujet d'aymer et honorer cette ville (comme de vray il fit tousjours)^ et Q dire tous les biens du monde. Aussi la demeure L luy et à tous en fut très-agréable , et sur la vie fut iéfendu de n'y faire aucune insolence, comme certes la moindre du monde ne s'ensuivit. Ha! braves Siennois, vivez pour jamais ! Que pleust à Dieu fiissiez-vous encore noslres en tout, comme vous Testes, possible^ en cœur et en âme I car la domination d'un roy de France est bien plus douce que celle d'un duc de Florence; et puis le sang ne peut mentir. Que si nous estions aussi voisins comme nous sommes reculez, possible, tous ensemble conformes de volonlez, en ferions-nous dire.

Les principales dames de Pavie, en leur siège du roy François, sous la conduitte et exemple de la signera eontessa Hippolita de Malespina, leur générale, se mirent de mesmes à porter la hotte, remuer terre et remparer leurs bresches^ faisant à l'envy des

Un pareil trait que ces dames siennoises que je ^eus de raconter je vis faire à aucunes dames roehelloises, au siège de leur ville : dont il me souvient Çïe le premier dimanche de caresme que le siège y fiîtoit, Monsieur, nostre général, manda sommer M. de La Noue de sa parole , et venir parler à luy ït luy rendre compte de sa négociation que luy avoit hargé pour cette ville ; dont le discours en est long t fort bizarre, que j'espère ailleurs descrire *. M. de s Noue n'y Êdllit pas, et pour ce M. d'Ëstrozze fut

Page 1